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Fiche de maintenance · Poisson d’eau douce
Bujurquina vittata : aquarium, entretien et reproduction
Bujurquina vittata est un cichlidé sud-américain qui occupe surtout la partie basse de l’aquarium et défend son territoire pendant la reproduction. Pour un couple déjà formé, prévoyez prudemment 240 L et une façade de 120 cm, avec des racines qui coupent les lignes de vue. Les parents déposent d’abord leurs œufs sur un support, puis peuvent prendre les larves en bouche : laissez la ponte sous leur garde.

Sommaire
- À retenir
- Carte d’identité
- Valeurs en aquarium
- Un fond spacieux et des territoires séparés
- Une eau stable, adaptée à sa provenance
- Des repas variés qui atteignent le fond
- Un couple à observer au quotidien
- Une ponte sur support, puis des larves en bouche
- Le bac type
- Cohabitation
- Confusions et idées reçues
- Mini-quiz
- Questions fréquentes
- Sources
Sommaire14 parties
- À retenir
- Carte d’identité
- Valeurs en aquarium
- Un fond spacieux et des territoires séparés
- Une eau stable, adaptée à sa provenance
- Des repas variés qui atteignent le fond
- Un couple à observer au quotidien
- Une ponte sur support, puis des larves en bouche
- Le bac type
- Cohabitation
- Confusions et idées reçues
- Mini-quiz
- Questions fréquentes
- Sources
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Bujurquina vittata
- Famille
- Cichlidae
- Autres noms
- Acara vittata, Aequidens vittatus, bujurquine à bande
- Milieu
- Eau douce
- Origine
- Amérique du Sud, dans les bassins du Paraguay et du Paraná, notamment dans des secteurs d’eau douce où le fond et les berges offrent des abris.
- Couche de nage
- Fond
- Tempérament
- Territorial
- Régime
- Omnivore
- Difficulté
- Moyenne
Reconnaître le mâle et la femelle
Le mâle adulte tend à être plus grand et à présenter des extrémités de nageoires dorsale et anale plus développées. Ces différences restent variables : chez les jeunes, la silhouette et la coloration ne permettent pas de constituer sûrement un couple.
Rangée avec les cichlidés d’Amérique.
Valeurs en aquarium
Fourchettes indicatives pour un aquarium domestique. Elles varient selon les sources, les souches d’élevage et l’origine des animaux ; le contexte de chaque valeur est donné dessous.
- Température22 à 26 °C
FishBase et Seriously Fish décrivent des plages thermiques qui varient ; cette plage vise une maintenance domestique stable, sans reproduire les variations saisonnières.
- pH6 à 7,5
Les plages de FishBase et de Seriously Fish diffèrent légèrement ; l’origine des poissons et l’eau de l’éleveur orientent le réglage.
- Dureté totale (GH)5 à 15 °dGH
Le GH mesure la dureté totale, liée notamment au calcium et au magnésium ; les plages publiées sont larges et cette fourchette en retient une partie prudente.
- Taille adulte10 à 12 cm
La longueur standard exclut la nageoire caudale ; FishBase donne un maximum, tandis que les fiches aquariophiles décrivent une taille adulte variable.
- Volume conseillé240 L ou plus
Les références aquariophiles privilégient l’espace au sol ; ce volume prudent concerne un couple formé et doit augmenter avec les colocataires.
- Longueur de bac120 cm ou plus
La façade proposée dépasse les dimensions minimales de certaines fiches et facilite la séparation visuelle des territoires.
- Groupe2 individus ou plus
Cette valeur décrit un couple formé, pas un besoin de banc ; un individu peut être maintenu seul et deux individus incompatibles doivent être séparés.
- Longévité en aquarium5 à 8 ans
Aquaportail est la seule référence retenue pour ce repère de longévité, qui reste peu documenté et dépend de l’historique des poissons.
Un fond spacieux et des territoires séparés
Pour un couple formé de Bujurquina vittata, retenez prudemment un aquarium de 240 L avec une façade de 120 cm. La surface du fond permet de répartir les refuges et les futurs supports de ponte ; un aquarium haut et étroit offre moins de possibilités de retrait. Placez les racines de manière à masquer une partie du bac depuis l’autre extrémité. Un poisson poursuivi doit pouvoir disparaître du champ de vision de son partenaire sans se retrouver dans une impasse.
Utilisez du sable fin pour ses prises de substrat et ses recherches de nourriture au sol. Posez les pierres sur un support stable, car ce cichlidé peut déplacer le sable autour du décor. Les anubias et les fougères de Java fixées aux racines résistent mieux à ces remaniements que de jeunes plantes fraîchement enracinées. Gardez aussi une plage dégagée et un support lisse accessible : le couple peut y préparer sa ponte, tout en conservant des refuges à proximité.
Une eau stable, adaptée à sa provenance
Une température de 22 à 26 °C constitue une plage indicative pour Bujurquina vittata en aquarium domestique. Les fiches décrivent une tolérance plus étendue selon les conditions et la provenance, sans justifier des variations brusques à la maison. Demandez au vendeur ou à l’éleveur les paramètres dans lesquels les poissons vivent déjà. Le thermomètre doit mesurer l’eau du bac : la température de la pièce ne suffit pas à connaître celle des refuges proches du fond.
Un pH de 6 à 7,5 et une dureté totale de 5 à 15 °dGH fournissent des repères de départ. Le pH indique le caractère acide ou basique de l’eau ; le GH mesure notamment sa teneur en calcium et en magnésium. Cette espèce n’exige pas systématiquement une eau très acide pour sa maintenance, et des poissons acclimatés ne gagnent rien à subir des corrections répétées. Répartissez le courant pour renouveler l’eau autour des racines, tout en laissant des zones calmes où le couple peut stationner.
Des repas variés qui atteignent le fond
Bujurquina vittata accepte généralement des aliments préparés adaptés à sa bouche, complétés par de petits invertébrés congelés ou vivants d’origine maîtrisée. Alternez les aliments plutôt que de proposer exclusivement des proies animales ; son régime est omnivore. Des granulés qui coulent permettent de nourrir le poisson près de sa zone habituelle de recherche. Distribuez de petites portions et observez leur prise avant d’en ajouter, car un poisson dominé peut attendre que son partenaire s’éloigne.
Pendant le repas, vérifiez que chaque bujurquina rejoint la nourriture et l’avale réellement. Un individu peut saisir un aliment puis le recracher parce que sa taille ou sa texture ne lui convient pas. Répartissez les prises à des endroits séparés si le couple monopolise le même point de distribution. Une baisse durable de l’appétit, surtout avec un isolement ou une respiration inhabituelle, mérite l’avis d’un vétérinaire formé aux poissons ou d’un professionnel, sans déduire une maladie de ce seul signe.
Un couple à observer au quotidien
Bujurquina vittata fréquente surtout le fond et la partie basse du bac, où il inspecte le sable et les contours du décor. Il peut quitter cette zone pour se nourrir, puis revenir près d’une racine ou d’une pierre familière. Hors reproduction, un couple accepté peut partager l’espace sans poursuivre constamment les autres poissons. À l’approche d’une ponte, les passages près du support choisi deviennent plus surveillés et les intrus sont repoussés.
Deux individus réunis par l’achat ne forment pas automatiquement un couple, même s’ils semblent avoir des tailles différentes. Observez les possibilités de retrait autant que les poursuites : un poisson qui se cache continuellement derrière le filtre ne dispose plus d’un territoire utilisable. Préparez une séparation si l’un empêche durablement l’autre de manger ou de circuler. Les colocataires du milieu peuvent parfois éviter la zone défendue, tandis que les autres cichlidés et les poissons fouilleurs du fond la traversent plus souvent.
Une ponte sur support, puis des larves en bouche
La reproduction de Bujurquina vittata commence par une ponte sur un support nettoyé, notamment une pierre ou une feuille. Les parents surveillent les œufs et peuvent déplacer leur progéniture au cours des soins. Après l’éclosion, les larves peuvent être prises en bouche : cette incubation buccale biparentale ne commence donc pas nécessairement avec les œufs. Ne retirez pas la ponte pour empêcher ce qui ressemble à une ingestion ; observez d’abord le comportement et laissez le support dans sa position.
Un couple installé ne se reproduit pas forcément, et une ponte ne garantit pas des jeunes viables. Les premières tentatives peuvent échouer, notamment lorsque les parents sont dérangés ou sollicités par des colocataires. Pendant la garde, évitez de déplacer leurs refuges et surveillez l’accès à la nourriture du parent qui reste en retrait. Si des alevins nagent librement, leur alimentation doit correspondre à leur petite bouche ; prévoyez aussi leur hébergement futur avant de chercher à conserver toute la descendance.
Le bac type pour Bujurquina vittata
- Volume
- 240 L ou plus
- Longueur
- 120 cm ou plus
Disposez du sable fin, des racines et quelques pierres lisses stables pour ménager des espaces de fouille et des territoires visuellement séparés. Orientez le rejet du filtre pour assurer une circulation de l’eau sans courant violent au niveau des supports de ponte.
Plantes : Anubias barteri, Microsorum pteropus, Vallisneria spiralis, Echinodorus grisebachii.
Un couple formé de Bujurquina vittata, soit 2 individus, sans autre cichlidé dans cette configuration de départ.
Un point de départ à adapter à votre eau, à votre filtration et au caractère de chaque animal.
Avec qui le faire cohabiter
Des repères généraux, à confirmer selon votre eau, votre volume et le caractère de chaque individu. L’outil de compatibilité des poissons détaille les raisons.
Souvent compatibles
- tétra citronIl occupe surtout le milieu et peut partager une eau douce modérément acide ; son groupe doit disposer d’un espace de nage hors du territoire du couple.
- tétra fantôme noirSa couche de nage limite une partie des rencontres avec le bujurquina au fond, à condition de conserver des refuges et suffisamment d’espace pour son groupe.
- tétra de Buenos AiresSa taille et sa nage active le rendent moins vulnérable qu’un très petit tétra ; la cohabitation demande un bac plus spacieux et des plantes résistantes à son grignotage.
À confirmer
- corydoras bronzeIl fouille le fond et peut entrer sans cesse dans le territoire de ponte, où le couple risque de le poursuivre.
- ancistrusIl partage les abris du fond et peut approcher les œufs pendant ses déplacements nocturnes, ce qui provoque des conflits.
- scalaireLes paramètres d’eau peuvent se recouper, mais la présence de deux espèces de cichlidés reproducteurs exige nettement plus d’espace et ne convient pas au bac type proposé.
À éviter
- crevette ceriseSa petite taille, notamment chez les juvéniles, en fait une proie accessible.
- ramireziIl défend lui aussi une zone du fond et demande généralement une maintenance plus chaude ; les territoires se chevauchent.
- poisson rougeSon gabarit, sa charge organique et sa maintenance habituelle ne correspondent pas à l’aquarium proposé pour ce cichlidé.
Confusions et idées reçues
On entendDeux bujurquina achetés ensemble feront un couple.
En réalitéLa formation d’un couple dépend de l’acceptation mutuelle, et le sexe reste difficile à déterminer chez les jeunes. Un poisson continuellement chassé doit pouvoir être séparé de son poursuivant.
On entendIl faut récupérer les œufs avant que les parents les mangent.
En réalitéLes parents nettoient et déplacent leur ponte, puis prennent les larves en bouche. Ces gestes peuvent appartenir aux soins parentaux ; retirer la ponte interrompt ce comportement.
On entendUn petit cichlidé reste tranquille avec tous les poissons.
En réalitéBujurquina vittata peut défendre une zone du fond lors d’une ponte. Les poissons qui fouillent cette même zone et les petites crevettes sont particulièrement exposés.
Mini-quiz
Question 1 sur 3
De quelle région vient Bujurquina vittata ?
Voir la réponse
Réponse : D’Amérique du Sud. Il vient d’Amérique du Sud, notamment des bassins du Paraguay et du Paraná.
Question 2 sur 3
Où les parents peuvent-ils abriter leurs larves ?
Voir la réponse
Réponse : Dans leur bouche. Cette espèce pratique des soins parentaux avec incubation buccale. Les larves peuvent être prises en bouche après l’éclosion des œufs déposés sur un support.
Question 3 sur 3
À quoi servent les racines qui séparent le fond du bac ?
Voir la réponse
Réponse : À limiter les face-à-face. Les racines coupent les lignes de vue entre les poissons. Un bujurquina dominé peut ainsi sortir du regard de celui qui le poursuit.
Questions fréquentes
Peut-on maintenir Bujurquina vittata avec des crevettes ?
Les petites crevettes et leurs juvéniles peuvent être mangés par ce cichlidé omnivore. Les plantes et les racines ne garantissent pas leur protection. Pour conserver une colonie de crevettes naines, choisissez un aquarium séparé.
Pourquoi mon bujurquina chasse-t-il son partenaire ?
Une défense du territoire peut accompagner la reproduction, mais deux poissons peuvent aussi ne pas s’accepter. Regardez si le poisson poursuivi peut manger et quitter la zone défendue. S’il reste coincé, s’abîme les nageoires ou cesse de s’alimenter, séparez les poissons et demandez conseil à un professionnel ; pour une suspicion de maladie, contactez un vétérinaire formé aux poissons.
Les parents gardent-ils les œufs directement dans leur bouche ?
La ponte commence sur un support, par exemple une pierre ou une feuille. L’incubation buccale concerne ensuite les larves, et les deux parents peuvent participer à leur garde. Le déplacement d’une ponte ou la prise des jeunes en bouche ne suffit donc pas à conclure qu’ils sont mangés.
Sources
- FishBase, Bujurquina vittata fishbase.se
- Seriously Fish, base d’espèces pour l’aquarium seriouslyfish.com
- Aquaportail, encyclopédie aquariophile aquaportail.com
- RSPCA, Fish environment (installer l’aquarium) rspca.org.uk
Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .
Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.