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Fiche de maintenance · Poisson d’eau douce
Cichlidé borleyi : un grand nageur du lac Malawi
Copadichromis borleyi demande un aquarium spacieux, avec une grande zone de nage au-dessus du sable et des refuges rocheux. Comptez prudemment au moins 500 L pour un mâle et trois femelles, sans ajouter automatiquement d’autres poissons. Son eau doit rester dure et alcaline ; le mâle devient territorial pendant la reproduction.

Sommaire
Sommaire14 parties
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Copadichromis borleyi
- Famille
- Cichlidae
- Autres noms
- Haplochromis borleyi, haplo borleyi, utaka borleyi
- Milieu
- Eau douce
- Origine
- Afrique orientale, lac Malawi, dans les eaux ouvertes proches des côtes rocheuses et des zones mêlant roches et sable.
- Couche de nage
- Milieu de l’eau
- Vie sociale
- En couple ou en harem
- Tempérament
- Territorial
- Régime
- Carnivore
- Difficulté
- Moyenne
Reconnaître le mâle et la femelle
Le mâle adulte est généralement plus grand, avec une coloration bleue et des zones orangées ou rouges dont l’étendue dépend de la population géographique. La femelle reste surtout argentée ou grisâtre ; les jeunes sont plus difficiles à sexer.
Rangée avec les cichlidés d’Amérique.

Valeurs en aquarium
Fourchettes indicatives pour un aquarium domestique. Elles varient selon les sources, les souches d’élevage et l’origine des animaux ; le contexte de chaque valeur est donné dessous.
- Température25 à 28 °C
Cette plage de maintenance se situe dans les repères publiés ; évitez de viser systématiquement sa borne chaude.
- pH7,5 à 8,5
Le borleyi vient d’une eau alcaline ; la stabilité et les paramètres de l’eau d’élevage comptent aussi.
- Dureté totale (GH)10 à 25 °dGH
FishBase donne une plage plus resserrée que Seriously Fish ; l’enveloppe retenue couvre leurs repères sans imposer la borne haute.
- Taille adulte13 à 17 cm
Longueur totale, caudale comprise : FishBase publie cette convention pour son maximum, et les mâles sont généralement plus grands que les femelles.
- Volume conseillé500 L ou plus
Ce volume prudent dépasse les minimums de certaines fiches ; il concerne le groupe seul et augmente avec les cohabitants.
- Longueur de bac150 cm ou plus
La façade doit offrir une longue zone de nage ; un aquarium haut et court convient moins bien.
- Groupe4 individus ou plus
Un mâle avec trois femelles répartit les sollicitations ; cette organisation en harem ne correspond pas à un banc.
- Longévité en aquarium8 à 10 ans
Estimation prudente fondée sur Aquaportail seulement ; les données de suivi à long terme restent limitées.
Le bac qui lui convient
Le borleyi utilise surtout l’espace libre au-dessus du substrat et entre les reliefs rocheux. Prévoyez au moins 500 L pour le groupe de départ, avec une façade longue plutôt qu’un aquarium très haut. Gardez le centre dégagé : un empilement de pierres sur toute la longueur raccourcit ses trajets et multiplie les rencontres forcées.
Répartissez les roches en ensembles séparés, avec des passages permettant à une femelle poursuivie de quitter le champ de vision du mâle. Posez les éléments lourds de façon stable, car les déplacements de sable peuvent fragiliser un décor mal installé. Un sable non coupant convient à ses explorations près du fond et aux emplacements que le mâle peut aménager.
Les plantes servent surtout à compléter les refuges latéraux ; elles ne doivent pas fermer la zone de nage. Des vallisnéries peuvent occuper l’arrière, tandis que les anubias et les fougères de Java se fixent sur les roches sans enterrer leur tige rampante. Le borleyi peut déplacer le substrat autour des pieds, ce qui rend les plantations fragiles moins fiables.
L’eau et la température
Le borleyi demande une eau alcaline, avec un pH indicatif de 7,5 à 8,5. La dureté générale, appelée GH, mesure principalement les sels de calcium et de magnésium ; les repères publiés couvrent ici 10 à 25 °dGH. Demandez les paramètres de son eau d’élevage avant l’arrivée, car un changement brutal entre deux eaux différentes complique l’acclimatation.
Une température de 25 à 28 °C correspond aux repères de maintenance retenus pour cette espèce. Évitez de maintenir l’eau constamment à la limite supérieure : une eau plus chaude contient moins d’oxygène disponible. Ce grand nageur bénéficie d’une bonne circulation d’eau et d’un remous visible à la surface, sans devoir lutter en permanence contre le rejet du filtre.
Le borleyi adulte et ses compagnons éventuels produisent une charge organique importante ; dimensionnez la filtration pour la population réellement présente. Mesurez aussi la dureté carbonatée, ou KH, qui participe à la stabilité du pH. Ne corrigez pas une valeur isolée à coups d’ajouts successifs : faites examiner votre eau et vos mesures par un professionnel si les paramètres restent instables.
L’alimentation
Dans son milieu naturel, le borleyi capture notamment du zooplancton, de petits animaux présents dans l’eau. En aquarium, proposez une alimentation complète pour cichlidés à dominante animale, complétée par des artémias, des daphnies ou des mysis. Adaptez la taille des aliments à sa bouche : même grand, il n’a pas besoin de morceaux massifs.
Distribuez un à deux petits repas par jour, en ajustant la quantité à l’état corporel et à la consommation observée. Répartissez les aliments sur plusieurs points pour que le mâle ne contrôle pas toute la distribution. Vérifiez que chaque femelle avale réellement sa part, surtout si elle attend près d’un refuge pendant que le mâle mange.
Un régime conçu uniquement pour des mbunas brouteurs ne correspond pas aux habitudes alimentaires du borleyi. Évitez aussi les viandes de mammifères et les distributions excessives d’aliments très riches. Une femelle en incubation peut réduire fortement sa prise alimentaire ; si l’amaigrissement s’accompagne d’autres signes inhabituels, demandez un avis professionnel sans conclure vous-même à une maladie.
Le comportement
Le borleyi circule principalement au milieu de l’aquarium, avec des excursions vers le sable et les roches. Pour débuter, un mâle et trois femelles forment un groupe plus simple à suivre qu’une population comprenant plusieurs mâles. Les femelles disposent ainsi de plusieurs partenaires de groupe, mais chacune doit conserver un accès libre à la nourriture et aux refuges.
Le mâle peut intensifier ses couleurs, déployer ses nageoires et attirer une femelle vers un emplacement près du fond. Des poursuites brèves peuvent accompagner ces interactions ; une femelle coincée durablement dans un angle signale une organisation à revoir. Déplacer une limite visuelle ou ouvrir un passage peut aider, mais un individu continuellement harcelé peut devoir être séparé.
Les différences de coloration entre populations compliquent parfois les achats en magasin. Demandez le nom complet et, lorsqu’elle est connue, la localité d’origine de la souche. Évitez de réunir des formes géographiques différentes dans un projet de reproduction, et ne comptez pas sur la couleur seule pour reconnaître une femelle ou identifier un jeune.
La reproduction en aquarium
Le borleyi pratique l’incubation buccale maternelle : après la ponte et la fécondation, la femelle garde les œufs dans sa bouche. Un mâle en parade peut occuper une zone proche du substrat et y solliciter les femelles. La présence d’adultes des deux sexes ne garantit pas une ponte, surtout si le groupe subit des poursuites ou une concurrence excessive.
Une femelle qui incube peut présenter une gorge plus pleine, manger moins et rechercher un endroit tranquille. Évitez les captures répétées et les manipulations pour regarder dans sa bouche. Si une séparation devient nécessaire pour sa sécurité, préparez un espace adapté avec une eau comparable et demandez conseil sur la manière de limiter le stress.
Les jeunes relâchés peuvent être mangés par les autres poissons, y compris dans un aquarium où les adultes semblent calmes. Prévoyez leur hébergement et leur destination avant de chercher à les élever. Conservez l’identité de la souche et évitez la reproduction avec d’autres Copadichromis proches, car des descendants hybrides peuvent ensuite être vendus sous un nom d’espèce trompeur.
Le bac type pour Cichlidé borleyi
- Volume
- 600 L ou plus
- Longueur
- 180 cm ou plus
Installez un sol sableux et des roches stables sur les côtés, en conservant une large zone centrale de nage. Orientez le rejet du filtre pour oxygéner l’eau sans imposer un courant violent à travers tous les refuges.
Plantes : Vallisneria spiralis, Vallisneria americana, Anubias barteri, Microsorum pteropus.
Un mâle borleyi et trois femelles, sans autre espèce au départ, permettent d’observer les territoires avant d’envisager des compagnons.
Un point de départ à adapter à votre eau, à votre filtration et au caractère de chaque animal.
Avec qui le faire cohabiter
Des repères généraux, à confirmer selon votre eau, votre volume et le caractère de chaque individu. L’outil de compatibilité des poissons détaille les raisons.
Souvent compatibles
- aulonocara de StuartAulonocara stuartgranti peut partager une eau dure et alcaline avec le borleyi ; prévoyez des territoires distincts et évitez un mâle particulièrement agressif.
- labidochromis jauneLabidochromis caeruleus compte parmi les mbunas relativement modérés et utilise davantage les roches ; la cohabitation reste conditionnée par l’espace et une alimentation adaptée à chacun.
- placidochromis à lèvres blanchesPlacidochromis electra fréquente davantage les zones proches du sable et demande une eau comparable ; un grand aquarium limite la concurrence entre mâles.
À confirmer
- cichlidé bleu du MalawiCyrtocara moorii devient volumineux et utilise aussi l’espace ouvert ; sa présence impose de revoir nettement le volume et la population.
- aulonocara paon rougeLes poissons vendus sous ce nom peuvent appartenir à des formes de sélection ou avoir une identité imprécise ; vérifiez leur origine et ne mélangez pas les reproducteurs.
- autres copadichromisDes espèces proches peuvent entrer en concurrence et se croiser en aquarium ; évitez leur association si vous souhaitez conserver des descendants identifiables.
À éviter
- demasoniChindongo demasoni défend vivement ses territoires rocheux et peut soumettre le borleyi à des poursuites répétées.
- auratusMelanochromis auratus peut devenir très agressif, particulièrement chez les mâles adultes ; son tempérament rend cette association risquée.
- néon bleuParacheirodon innesi demande une eau différente et reste assez petit pour être menacé par un grand cichlidé.
- crevette ceriseNeocaridina davidi peut être capturée et mangée ; les cachettes ne garantissent pas le maintien d’une colonie.
Confusions et idées reçues
On entendLe petit poisson argenté restera discret et peu encombrant.
En réalitéLes jeunes borleyi sont moins colorés que les mâles adultes, et leur taille en magasin masque leurs besoins futurs. Un mâle adulte occupe davantage d’espace lorsqu’il défend un emplacement de reproduction.
On entendTous les cichlidés du Malawi vont ensemble.
En réalitéLe borleyi capture notamment de petites proies dans l’eau, tandis que de nombreux mbunas broutent les surfaces rocheuses. Leurs régimes et leur agressivité diffèrent : une origine commune ne suffit pas pour choisir une population.
On entendDeux mâles colorés seront plus beaux dans le même aquarium.
En réalitéLes mâles peuvent se disputer les emplacements de reproduction et poursuivre un rival dominé. Pour un aquarium domestique de départ, gardez un seul mâle et des femelles identifiées.
Mini-quiz
Question 1 sur 3
Quelle partie de l’aquarium faut-il laisser dégagée pour le borleyi ?
Voir la réponse
Réponse : La zone de nage au-dessus du sable. Le borleyi nage en pleine eau et y capture de petites proies. Les roches servent aussi de refuges, sans occuper tout l’espace.
Question 2 sur 3
Qui garde les œufs du borleyi dans sa bouche ?
Voir la réponse
Réponse : La femelle. La femelle récupère les œufs dans sa bouche et y protège les jeunes pendant leur développement.
Question 3 sur 3
Quel poisson risque de gêner un borleyi dans un aquarium partagé ?
Voir la réponse
Réponse : Un mbuna très combatif. Un mbuna très combatif peut poursuivre le borleyi et lui disputer l’accès à la nourriture. Le tempérament compte autant que l’origine des poissons.
Questions fréquentes
Peut-on garder seulement un mâle borleyi ?
Un mâle peut être maintenu sans femelle dans certaines populations de cichlidés, mais les relations entre mâles et espèces demandent alors une surveillance attentive. Cette fiche privilégie un groupe reproducteur avec un seul mâle. Ajouter un autre mâle borleyi augmente le risque de rivalité, même si leurs couleurs diffèrent.
Pourquoi mon borleyi n’a-t-il pas les couleurs de la photo ?
Les femelles et les jeunes restent généralement argentés ou grisâtres, alors que les mâles adultes développent une coloration plus marquée. La population géographique et le statut social influencent aussi l’apparence du mâle. Une photographie de mâle dominant ne permet donc pas de prévoir la couleur de chaque jeune vendu.
Que faire si une femelle reste cachée et ne mange plus ?
Une femelle peut s’isoler pendant l’incubation buccale, mais des poursuites ou un problème de santé peuvent également expliquer ce comportement. Observez les interactions et vérifiez si elle peut sortir de son refuge sans être attaquée. Si son état se dégrade, demandez l’avis d’un vétérinaire formé aux poissons ou d’un professionnel aquariophile.
Sources
- FishBase, Copadichromis borleyi fishbase.se
- Seriously Fish, base d’espèces pour l’aquarium seriouslyfish.com
- Aquaportail, encyclopédie aquariophile aquaportail.com
- RSPCA, Fish environment (installer l’aquarium) rspca.org.uk
Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .
Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.