- Accueil
- Poissons et invertébrés
- Clithon à coquille rayée
Fiche de maintenance · Escargot d’eau douce
Clithon à coquille rayée : maintenance en aquarium
Le clithon à coquille rayée se maintient dans un aquarium d’eau douce offrant des surfaces couvertes de microalgues et une eau suffisamment minéralisée pour sa coquille. Il peut vivre seul et ne remplace pas l’entretien du bac. Ses éventuelles épines sont naturelles, tandis que ses capsules d’œufs blanches ne donnent généralement pas une population de jeunes escargots en eau douce.
Fiche en cours de vérification. Ces valeurs ne concordent pas encore entre nos sources : température, pH, dureté (GH), taille adulte, volume conseillé, sources de la valeur « température », sources de la valeur « pH », sources de la valeur « dureté (GH) », sources de la valeur « taille adulte », sources de la valeur « volume conseillé », sources de la valeur « groupe minimal ». Vérifiez-les auprès d’un professionnel avant de vous y fier.

Sommaire
Sommaire14 parties
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Clithon sowerbianum
- Famille
- Neritidae
- Autres noms
- Neritina sowerbyana, Clithon sowerbianum, clithon rayé
- Milieu
- Eau douce
- Origine
- Asie du Sud-Est insulaire, notamment Philippines et Indonésie selon les signalements, dans des milieux aquatiques dont les connexions avec les eaux côtières varient.
- Couche de nage
- Toute la hauteur
- Vie sociale
- Seul
- Tempérament
- Paisible
- Régime
- Herbivore
- Difficulté
- Moyenne
Reconnaître le mâle et la femelle
Difficile à voir : la couleur, les rayures et les projections de coquille ne constituent pas des critères fiables pour distinguer les sexes. Une ponte permet d’identifier une femelle, sans révéler le sexe des autres individus.
Rangée avec les escargots.
Valeurs en aquarium
Fourchettes indicatives pour un aquarium domestique. Elles varient selon les sources, les souches d’élevage et l’origine des animaux ; le contexte de chaque valeur est donné dessous.
- Température22 à 28 °C
La plage de 22 à 28 °C est un repère peu documenté pour cette espèce. Les repères publiés peuvent varier et ne permettent pas d’établir précisément ses limites.
- pH7 à 8
La plage de pH de 7 à 8 constitue un repère peu documenté pour cette espèce et correspond à une eau neutre à légèrement alcaline. L’acidité et la faible minéralisation augmentent le risque d’érosion de la coquille.
- Dureté totale (GH)8 à 15 °dGH
Le GH mesure la dureté totale ; la plage de 8 à 15 °dGH reste une proposition éditoriale, sans source spécifique confirmant ses bornes pour Clithon sowerbianum.
- Taille adulte1 à 2 cm
Il s’agit de la dimension de la coquille, hors projections ; Aquaportail est la seule source spécifique compatible retenue ; la plage de 1 à 2 cm reste donc indicative et ne constitue pas une taille adulte recoupée par deux sources indépendantes, et les identifications commerciales compliquent les comparaisons.
- Volume conseillé40 L ou plus
Les 40 litres constituent un exemple de volume de maintenance, et non un minimum validé pour l’espèce, malgré leur compatibilité avec le conseil général de la RSPCA, mais non un minimum spécifique recoupé ; la quantité de surfaces nourricières limite souvent davantage la population que le volume seul.
- Longueur de bac45 cm ou plus
Aucune longueur minimale propre à cette espèce n’est établie ; cette dimension correspond à un bac offrant plusieurs supports de broutage.
- GroupePeut vivre seul
Un individu peut être maintenu seul ; les fiches sur les escargots ne décrivent pas de besoin de banc ou de partenaire permanent.
- Longévité en aquarium1 à 3 ans
Aquaportail fournit le principal repère ; l’âge à l’achat, souvent inconnu, et la disponibilité alimentaire rendent la durée restante en aquarium très variable.
Le bac qui lui convient
Pour Clithon sowerbianum, la surface disponible pour brouter compte autant que l’espace libre. Les pierres, le bois et les vitres doivent porter une partie du film biologique, cette fine couche d’algues et de microorganismes que sa bouche râpe au fil de ses déplacements. Un aquarium récemment installé, même très planté, peut offrir trop peu de nourriture.
Installez des supports stables, sans arêtes susceptibles d’endommager le pied ou la coquille. Les plantes à feuilles robustes, comme les anubias et les fougères de Java, ajoutent des surfaces accessibles sans être normalement consommées lorsqu’elles sont saines. Préservez quelques faces couvertes d’algues plutôt que de nettoyer simultanément tout le décor.
Ce clithon peut monter sur les vitres et atteindre la limite de l’eau. Un couvercle ajusté et des passages de câbles resserrés réduisent le risque de sortie, sans supprimer les échanges d’air. Lors d’un déplacement, attendez qu’il relâche sa prise : tirer sur un escargot fermement accroché peut le blesser.
L’eau et la température
La coquille de ce clithon demande une eau suffisamment minéralisée. Le GH, ou dureté totale, renseigne sur les sels de calcium et de magnésium présents dans l’eau ; le pH indique son caractère acide ou alcalin. Une eau très douce et acide convient mal à la conservation de sa coquille, même lorsque l’animal continue à se déplacer.
Observez surtout les nouvelles zones de croissance près de l’ouverture de la coquille. Une ancienne zone blanchie ou érodée ne retrouve pas son aspect initial après une amélioration de l’eau, et son origine ne peut pas être déterminée sur la seule apparence. Si la dégradation progresse, faites vérifier les conditions de maintenance par un professionnel connaissant les invertébrés.
Ce clithon tropical ne constitue pas un choix sûr pour un bac non chauffé dans une pièce fraîche. Évitez aussi les variations brusques lors de son arrivée et suivez une acclimatation adaptée à l’écart entre les eaux. Une eau bien oxygénée et une circulation modérée facilitent son accès aux supports sans le soumettre à un jet direct.
L’alimentation
Clithon sowerbianum broute surtout les films d’algues et le biofilm fixés aux surfaces. Une vitre verte, une pierre brunie ou une feuille robuste portant un dépôt fin peuvent lui fournir de la nourriture. Les longues algues filamenteuses ne garantissent pas qu’il trouve un aliment qu’il sait exploiter.
Laissez-lui un accès quotidien à des supports nourriciers et observez les traces de broutage. Si les surfaces deviennent presque entièrement propres, proposez un petit apport végétal ou un aliment destiné aux invertébrés, puis vérifiez qu’il le consomme réellement. L’acceptation varie selon les individus ; retirez ce qui reste et ne considérez pas une pastille déposée comme un repas assuré.
Un clithon qui parcourt sans cesse des surfaces dépourvues de films visibles peut manquer de ressources, mais ce comportement ne suffit pas à établir un diagnostic. Avant d’ajouter un autre escargot, vérifiez que le premier trouve durablement de quoi brouter. Les restes des poissons ne constituent pas une base alimentaire fiable pour cette espèce.
Le comportement au quotidien
Ce clithon se déplace sur le fond, les vitres, les pierres et les plantes plutôt que dans une couche de nage définie. Son pied adhère au support pendant que sa bouche râpe la surface. Vous pouvez suivre son parcours grâce aux petites zones nettoyées qu’il laisse dans un film d’algues.
Il peut vivre seul : aucune vie en banc n’est nécessaire à son maintien. Plusieurs individus peuvent partager un aquarium si les ressources suffisent, mais ils exploitent les mêmes films alimentaires. Leur rassemblement sur une pierre traduit souvent l’intérêt de ce support plutôt qu’un besoin de compagnie.
Les projections présentes sur certaines coquilles sont naturelles et ne demandent aucune intervention. Elles ne protègent toutefois pas l’animal contre un poisson qui attaque son pied ou le retourne. Un tétraodon, une loche prédatrice ou un gros cichlidé peut rendre la cohabitation dangereuse malgré la coquille.
La reproduction en aquarium
Une femelle peut fixer des capsules blanches sur les pierres, le bois, les vitres ou d’autres coquilles. Leur enveloppe adhère fortement au support et peut rester visible longtemps. Ces dépôts ne permettent pas de prévoir l’apparition de jeunes dans l’aquarium d’eau douce.
Chez les clithons couramment commercialisés, le développement passe par une phase larvaire liée à des conditions saumâtres ou marines. Les exigences exactes dépendent cependant de l’espèce, et les erreurs d’identification en magasin compliquent l’application d’un protocole. Les observations de ponte ne démontrent donc pas une reproduction complète en aquarium.
Gardez l’eau du bac communautaire adaptée aux adultes et aux autres occupants plutôt que de modifier sa salinité pour une tentative. Si les capsules gênent sur la vitre, retirez-les avec un outil adapté au matériau, sans intervenir sur la coquille d’un animal. Un projet d’élevage demande une identification confirmée et une installation larvaire séparée.
Le bac type pour Clithon à coquille rayée
- Volume
- 40 L ou plus
- Longueur
- 45 cm ou plus
Disposez des pierres non coupantes et du bois portant des films d’algues, avec une circulation d’eau qui évite les zones stagnantes. Fermez les passages autour des câbles et du filtre, car un clithon peut grimper jusqu’au bord.
Plantes : Anubias barteri, Microsorum pteropus, Bucephalandra sp., Vallisneria spiralis.
Un clithon seul constitue une population raisonnable pour ce bac ; ajoutez d’autres animaux seulement après avoir évalué leurs besoins propres et les ressources alimentaires disponibles.
Un point de départ à adapter à votre eau, à votre filtration et au caractère de chaque animal.
Avec qui le faire cohabiter
Des repères généraux, à confirmer selon votre eau, votre volume et le caractère de chaque individu. L’outil de compatibilité des poissons détaille les raisons.
Souvent compatibles
- crevette ceriseElle n’attaque normalement pas le clithon et accepte une eau minéralisée ; les ressources de broutage doivent cependant suffire aux deux espèces.
- guppySon régime et sa taille ne font généralement pas du clithon une proie ; vérifiez que les paramètres conviennent à la population de guppys.
- platyIl partage une préférence pour une eau minéralisée et ne cherche habituellement pas à extraire les escargots de leur coquille.
À confirmer
- combattantCertains individus ignorent les escargots, tandis que d’autres mordillent les parties accessibles ; surveillez les premières rencontres.
- crevette amanoLa cohabitation est généralement paisible, mais les deux animaux exploitent une partie des mêmes ressources alimentaires.
- néon bleuIl ne menace généralement pas le clithon, mais une maintenance en eau très douce et acide peut être défavorable à la coquille.
À éviter
- tétraodon nainIl peut attaquer les escargots et les tissus accessibles, même sans parvenir à casser toute la coquille.
- loche clownElle recherche les invertébrés et peut s’attaquer aux escargots ; sa grande taille adulte impose aussi un aquarium très différent.
- écrevisse de LouisianeSes pinces et son comportement opportuniste exposent le clithon à la prédation ou aux blessures.
Confusions et idées reçues
On entendIl a des pointes, donc sa coquille est déformée.
En réalitéDes projections de coquille existent naturellement chez les clithons. Leur nombre et leur aspect ne suffisent toutefois pas à identifier Clithon sowerbianum, car plusieurs espèces proches sont vendues sous les mêmes noms.
On entendLes points blancs sur le bois annoncent une invasion.
En réalitéUne femelle peut déposer des capsules d’œufs blanches et solidement fixées au décor. Chez les clithons couramment maintenus en aquarium, le développement larvaire dépend de conditions que le bac d’eau douce habituel ne fournit pas.
On entendUn escargot mangeur d’algues trouvera toujours à manger.
En réalitéCe clithon recherche surtout les films qu’il peut râper sur les surfaces. Il peut manquer de nourriture malgré la présence d’algues filamenteuses ou d’une pastille destinée aux poissons de fond.
Mini-quiz
Question 1 sur 3
Sur quoi le clithon cherche-t-il surtout sa nourriture ?
Voir la réponse
Réponse : Les surfaces couvertes de petites algues. Les neritidés broutent les films d’algues et les organismes microscopiques présents sur les surfaces. Une pierre portant un film vert peut donc être une ressource alimentaire.
Question 2 sur 3
Que faut-il penser de petites pointes sur sa coquille ?
Voir la réponse
Réponse : Elles peuvent être naturelles. Certaines coquilles de clithons portent naturellement des projections. Leur présence ne permet pas, à elle seule, de déterminer le sexe.
Question 3 sur 3
Que peuvent être les petits points blancs collés au décor ?
Voir la réponse
Réponse : Des capsules d’œufs. Les femelles de nombreux neritidés fixent des capsules d’œufs sur les supports. Ces capsules ne signifient pas que des jeunes vont se développer dans le bac d’eau douce.
Questions fréquentes
Mon clithon reste immobile : est-il mort ?
Un clithon peut rester longtemps fixé au même endroit ou se fermer dans sa coquille. Observez son déplacement et sa capacité à s’attacher, sans le décoller de force ni tirer sur son corps. Une perte persistante d’adhérence, un corps pendant hors de la coquille ou une dégradation visible justifient l’avis d’un vétérinaire formé aux poissons ou d’un professionnel connaissant les invertébrés aquatiques.
Peut-il vivre dans un aquarium sans algues visibles ?
Un film microscopique peut être présent sans former de taches vertes évidentes. Toutefois, un aquarium récemment installé ou nettoyé sur toutes ses surfaces offre peu de ressources à ce brouteur. Ne comptez pas sur les seuls restes de nourriture des poissons, car ce clithon peut refuser les aliments proposés.
Faut-il ajouter du sel pour obtenir des petits ?
Ne modifiez pas la salinité de l’aquarium communautaire pour tenter une reproduction. Le passage des larves par une eau salée ou saumâtre demande un dispositif séparé et un protocole propre à l’espèce réellement identifiée. Les informations disponibles sur les clithons du commerce ne permettent pas de promettre une reproduction domestique.
Sources
- SeaLifeBase (invertébrés aquatiques) sealifebase.se
- Aquaportail, encyclopédie aquariophile aquaportail.com
- OATA, fiches des invertébrés d’eau douce tropicale ornamentalfish.org
- RSPCA, Fish environment (installer l’aquarium) rspca.org.uk
Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .
Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.