- Accueil
- Poissons et invertébrés
- Gourami paradis à nageoires rouges
Fiche de maintenance · Poisson d’eau douce
Gourami paradis à nageoires rouges : maintenance en aquarium
Macropodus erythropterus est un poisson territorial à réserver à un aquarium couvert, avec une végétation dense et des espaces de retrait. Pour un individu, prévoyez un repère prudent de 100 L et une façade de 80 cm. Sa maintenance devient plus délicate avec un partenaire ou d’autres poissons, surtout lorsque le mâle défend un nid.

Sommaire
- À retenir
- Carte d’identité
- Valeurs en aquarium
- Un aquarium couvert avec des territoires séparés
- Une eau stable et une température à surveiller
- Une alimentation variée à dominante animale
- Un territorial dont les poursuites doivent rester observées
- Une reproduction sous un nid de bulles
- Le bac type
- Cohabitation
- Confusions et idées reçues
- Mini-quiz
- Questions fréquentes
- Sources
Sommaire14 parties
- À retenir
- Carte d’identité
- Valeurs en aquarium
- Un aquarium couvert avec des territoires séparés
- Une eau stable et une température à surveiller
- Une alimentation variée à dominante animale
- Un territorial dont les poursuites doivent rester observées
- Une reproduction sous un nid de bulles
- Le bac type
- Cohabitation
- Confusions et idées reçues
- Mini-quiz
- Questions fréquentes
- Sources
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Macropodus erythropterus
- Famille
- Osphronemidae
- Autres noms
- Macropode à dos rouge, macropode à nageoires rouges, Red-backed paradise fish
- Milieu
- Eau douce, sans chauffage
- Origine
- Centre du Vietnam, notamment dans les provinces de Quang Binh et Quang Tri, dans des cours d’eau et leurs bordures végétalisées.
- Couche de nage
- Surface
- Vie sociale
- Seul
- Tempérament
- Territorial
- Régime
- Omnivore
- Difficulté
- Moyenne
Reconnaître le mâle et la femelle
Chez les adultes, le mâle présente généralement des nageoires dorsale, anale et caudale plus développées et une coloration plus marquée. La femelle est souvent moins colorée et moins effilée, mais le sexe des jeunes reste difficile à déterminer.
Rangée avec les gouramis et combattants.

Valeurs en aquarium
Fourchettes indicatives pour un aquarium domestique. Elles varient selon les sources, les souches d’élevage et l’origine des animaux ; le contexte de chaque valeur est donné dessous.
- Température18 à 26 °C
Les limites varient entre les fiches ; les températures fraîches ne doivent pas être interprétées comme une consigne de refroidissement brusque.
- pH6 à 8
La plage publiée est assez large ; conservez surtout une eau stable plutôt que de rechercher une extrémité de la fourchette.
- Dureté totale (GH)5 à 20 °dGH
Le GH mesure la dureté totale de l’eau ; les valeurs publiées correspondent à une eau douce à assez dure, avec des différences entre fiches.
- Taille adulte6 à 8 cm
FishBase signale 6,5 cm de longueur standard, sans la caudale ; les fiches aquariophiles donnent une plage plus large et précisent parfois moins clairement la mesure.
- Volume conseillé100 L ou plus
Ce volume prudent concerne un individu ; un partenaire ou des colocataires demandent davantage de place et une possibilité de séparation.
- Longueur de bac80 cm ou plus
La façade doit permettre d’éloigner les refuges les uns des autres ; un aquarium haut et étroit offre moins de possibilités de retrait.
- GroupePeut vivre seul
Ce macropode n’est pas un poisson de banc ; un individu peut être maintenu seul et des mâles adultes peuvent se combattre.
- Longévité en aquarium3 à 5 ans
Le repère est fourni par une seule référence aquariophile et reste peu documenté pour cette espèce précisément.
Un aquarium couvert avec des territoires séparés
Le gourami paradis à nageoires rouges utilise volontiers les bordures plantées et les abris proches de la surface. Placez des racines ou des massifs de plantes de façon à interrompre la vue d’une extrémité du bac à l’autre, plutôt que de concentrer tout le décor au fond. Un poisson poursuivi doit pouvoir disparaître derrière un obstacle sans entrer dans une impasse. La longueur de façade compte donc autant que le volume annoncé.
Fermez soigneusement les passages autour des câbles et du filtre, car ce macropode peut sauter. Sous le couvercle, laissez un espace d’air auquel il pourra accéder avec son labyrinthe, son organe respiratoire complémentaire. Les plantes flottantes atténuent l’éclairage et fournissent un support éventuel au nid, mais elles ne doivent pas recouvrir toute la surface. Orientez le rejet du filtre pour conserver une zone calme, sans supprimer la circulation de l’eau.
Une eau stable et une température à surveiller
Macropodus erythropterus vient du Vietnam central : l’origine générale « sud de la Chine et nord du Vietnam » ne décrit pas correctement sa répartition connue. Les références donnent des plages thermiques assez larges, dont les limites ne constituent pas des objectifs permanents. Dans votre aquarium, choisissez une température stable à l’intérieur de la plage indiquée et surveillez particulièrement les épisodes de chaleur. Une augmentation de température peut aussi accompagner une activité reproductive plus marquée.
L’espèce accepte une eau légèrement acide à neutre, voire modérément alcaline selon les fiches. Le GH, qui mesure la dureté totale, aide à comparer votre eau avec les repères publiés ; une eau extrêmement douce n’est pas nécessaire par principe. Évitez de modifier simultanément température et composition de l’eau pour provoquer une ponte. L’accès à l’air ne protège pas ce poisson des nitrites, des substances toxiques à surveiller dans un aquarium.
Une alimentation variée à dominante animale
Ce macropode accepte généralement les aliments secs après acclimatation, mais les petites proies animales occupent une place importante dans son alimentation. Alternez un aliment complet adapté à sa bouche avec des artémias, des daphnies ou d’autres petits invertébrés proposés congelés ou issus d’un élevage maîtrisé. Présentez la nourriture là où le poisson vient effectivement manger, souvent près de la surface. Un individu nouvellement arrivé peut attendre que vous vous éloigniez avant de sortir du couvert.
Une petite distribution quotidienne constitue un point de départ, à ajuster selon l’appétit et la condition corporelle. Observez si le macropode avale les aliments ou les recrache : une bouchée trop grosse peut être saisie sans être réellement consommée. Dans un bac partagé, vérifiez qu’un poisson dominant ne monopolise pas la distribution et qu’un dominé sort de son refuge. Une perte durable d’appétit ou un amaigrissement justifie l’avis d’un vétérinaire formé aux poissons ou d’un professionnel.
Un territorial dont les poursuites doivent rester observées
Le gourami paradis à nageoires rouges peut vivre seul et ne recherche pas un banc de congénères. Il circule dans la végétation, revient prendre de l’air et peut inspecter régulièrement une portion de la surface. Des nageoires déployées face à un voisin signalent une interaction territoriale ; des poursuites répétées qui empêchent l’autre de manger demandent une séparation. L’agressivité varie entre individus et peut augmenter pendant la reproduction.
Une femelle n’est pas automatiquement tolérée parce qu’elle appartient à la même espèce. Prévoyez des refuges hors de la vue du mâle et un aquarium de séparation avant de tenter une association. Avec d’autres espèces, surveillez surtout les poissons lents, les longues nageoires et les concurrents qui occupent la surface. Les petites crevettes peuvent être capturées, tandis qu’un second mâle introduit un risque direct de rivalité.
Une reproduction sous un nid de bulles
Le mâle peut construire un nid de bulles dans une zone calme de la surface, parfois sous des plantes flottantes. Une parade et des enlacements peuvent précéder la ponte ; le mâle rassemble ensuite les œufs vers le nid. La présence d’un nid ne garantit ni une ponte ni la survie des jeunes. Elle indique en revanche qu’il faut surveiller les déplacements de la femelle et l’extension du territoire défendu.
Après la ponte, la femelle peut être repoussée loin du nid et avoir besoin d’être séparée. Le mâle assure généralement la garde initiale, mais son comportement reste à observer plutôt qu’à supposer. Les jeunes demandent des nourritures vivantes suffisamment petites et une installation distincte des poissons susceptibles de les manger. Avant toute tentative, prévoyez leur accueil durable : une reproduction réussie peut produire davantage de poissons que le bac d’origine ne peut héberger.
Le bac type pour Gourami paradis à nageoires rouges
- Volume
- 100 L ou plus
- Longueur
- 80 cm ou plus
Disposez des racines et des massifs végétaux qui coupent les lignes de vue, avec une zone de nage dégagée et un courant modéré. Fermez le bac avec un couvercle bien ajusté, en conservant un espace d’air et des passages libres à la surface.
Plantes : Microsorum pteropus, Anubias barteri, Cryptocoryne wendtii, Ceratophyllum demersum, Salvinia natans.
1 Macropodus erythropterus, sans autre poisson au départ ; l’ajout de colocataires demande une réévaluation de l’espace et du comportement.
Un point de départ à adapter à votre eau, à votre filtration et au caractère de chaque animal.
Avec qui le faire cohabiter
Des repères généraux, à confirmer selon votre eau, votre volume et le caractère de chaque individu. L’outil de compatibilité des poissons détaille les raisons.
Souvent compatibles
- danio zébréSa nage active et ses nageoires courtes réduisent certains risques de harcèlement, dans un aquarium allongé offrant une température commune aux deux espèces ; son activité ne doit pas envahir toute la surface.
- barbus ceriseIl peut occuper les zones médianes d’un bac planté, avec des refuges distincts ; l’association reste conditionnée à une température commune et à un macropode qui ne poursuit pas ses voisins.
- rasbora arlequinSa vie dans la zone médiane et ses nageoires courtes facilitent une association dans un aquarium suffisamment spacieux, à une température convenant aux deux espèces.
À confirmer
- gourami mielIl partage la zone supérieure et peut subir les poursuites du macropode, particulièrement autour d’un nid de bulles.
- guppyLes longues caudales de certaines variétés peuvent attirer les morsures, et les besoins en eau doivent aussi être comparés.
- crevette amanoLes grandes adultes sont moins vulnérables que les petites crevettes, mais les individus récemment introduits ou en mue restent exposés.
À éviter
- combattantLes deux poissons utilisent la surface et peuvent se menacer ; les longues nageoires du combattant augmentent aussi le risque de blessures.
- gourami paradisMacropodus opercularis occupe un territoire comparable et peut entrer en conflit avec ce macropode ; leur ressemblance complique en outre l’identification.
- crevette ceriseSa petite taille en fait une proie accessible, notamment pour les jeunes crevettes ; une végétation dense ne garantit pas leur protection.
Confusions et idées reçues
On entendC’est juste un poisson paradis avec une autre couleur.
En réalitéMacropodus erythropterus est reconnu sous un nom scientifique distinct de Macropodus opercularis. Une étiquette commerciale et des nageoires rouges ne suffisent pas à confirmer l’espèce, car la coloration change avec le sexe et l’état du poisson.
On entendUn couple restera forcément ensemble.
En réalitéLe mâle peut poursuivre la femelle, notamment autour du nid de bulles. Des plantes et des obstacles visuels réduisent les rencontres, mais vous devez pouvoir séparer les poissons si les poursuites deviennent persistantes.
On entendPuisqu’il respire de l’air, un petit récipient suffit.
En réalitéSon organe respiratoire complémentaire lui permet de prendre de l’air en surface. Il conserve néanmoins un besoin d’espace, d’eau correctement entretenue et de refuges, avec un territoire qui peut s’étendre pendant la reproduction.
Mini-quiz
Question 1 sur 3
Quelle installation aide ce gourami à se sentir à l’abri ?
Voir la réponse
Réponse : Des plantes et des obstacles visuels. Les plantes et les racines interrompent les lignes de vue. Un poisson poursuivi peut ainsi quitter le champ de vision de son voisin.
Question 2 sur 3
Pourquoi faut-il lui laisser accès à la surface ?
Voir la réponse
Réponse : Pour prendre aussi de l’air. Ce macropode possède un labyrinthe, un organe qui lui permet de respirer aussi l’air atmosphérique. Les plantes flottantes doivent laisser des passages libres.
Question 3 sur 3
Que peut construire le mâle pour se reproduire ?
Voir la réponse
Réponse : Un nid de bulles. Le mâle construit un nid de bulles à la surface. Il peut ensuite défendre fortement la zone autour du nid.
Questions fréquentes
Peut-il vivre sans chauffage ?
Cela dépend de la température réellement mesurée dans votre aquarium et de ses variations saisonnières. Cette espèce supporte une eau relativement fraîche, mais une pièce froide ou des baisses brusques ne permettent pas de conclure qu’un chauffage est inutile. Surveillez aussi l’air sous le couvercle, auquel le poisson accède pour respirer.
Puis-je garder un mâle et une femelle ensemble ?
Une association est possible dans un aquarium assez spacieux et très structuré, avec des refuges accessibles à la femelle. Elle reste à surveiller, car le mâle peut devenir beaucoup plus territorial autour d’un nid. Si la femelle reste cachée, ne mange plus ou subit des poursuites répétées, séparez les poissons.
Comment vérifier que le magasin vend la bonne espèce ?
Demandez le nom scientifique et, si possible, l’origine du lot. Macropodus erythropterus peut être confondu avec d’autres macropodes, notamment lorsque les poissons sont jeunes ou peu colorés. Une photographie nette de profil et l’avis d’un aquariophile connaissant ce genre sont plus utiles qu’un nom commercial seul.
Sources
- FishBase, Macropodus erythropterus fishbase.se
- Seriously Fish, base d’espèces pour l’aquarium seriouslyfish.com
- Aquaportail, encyclopédie aquariophile aquaportail.com
- RSPCA, Fish environment (installer l’aquarium) rspca.org.uk
Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .
Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.