- Accueil
- Poissons et invertébrés
- Killi d’Amiet
Fiche de maintenance · Poisson d’eau douce
Killi d’Amiet : maintenance, aquarium et cohabitation
Fundulopanchax amieti se maintient de préférence dans un aquarium spécifique, couvert et riche en refuges végétaux. Pour un mâle accompagné de deux femelles, prévoyez un bac de 60 à 80 L, avec une eau plutôt douce et une température indicative de 22 à 24 °C. Les poursuites du mâle doivent laisser aux femelles la possibilité de se cacher et de manger.
Fiche en cours de vérification. Ces valeurs ne concordent pas encore entre nos sources : un fait du texte. Vérifiez-les auprès d’un professionnel avant de vous y fier.

Sommaire
- À retenir
- Carte d’identité
- Valeurs en aquarium
- Un aquarium couvert avec des refuges séparés
- Une eau plutôt douce, sans chaleur excessive
- Des petites proies et une distribution surveillée
- Des parades visibles et des femelles à surveiller
- Une reproduction possible, sans calendrier garanti
- Le bac type
- Cohabitation
- Confusions et idées reçues
- Mini-quiz
- Questions fréquentes
- Sources
Sommaire14 parties
- À retenir
- Carte d’identité
- Valeurs en aquarium
- Un aquarium couvert avec des refuges séparés
- Une eau plutôt douce, sans chaleur excessive
- Des petites proies et une distribution surveillée
- Des parades visibles et des femelles à surveiller
- Une reproduction possible, sans calendrier garanti
- Le bac type
- Cohabitation
- Confusions et idées reçues
- Mini-quiz
- Questions fréquentes
- Sources
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Fundulopanchax amieti
- Famille
- Nothobranchiidae
- Autres noms
- Aphyosemion amieti, aphyosemion d’Amiet, killi Amiet
- Milieu
- Eau douce
- Origine
- Ouest du Cameroun, dans de petits cours d’eau forestiers et leurs secteurs calmes, ombragés par la végétation.
- Couche de nage
- Milieu de l’eau
- Vie sociale
- En couple ou en harem
- Tempérament
- Territorial
- Régime
- Carnivore
- Difficulté
- Moyenne
Reconnaître le mâle et la femelle
Le mâle adulte porte des couleurs plus vives, avec des ponctuations rouges et des nageoires davantage colorées. La femelle est plus discrète, généralement brunâtre, avec des nageoires moins développées et moins vivement marquées.
Rangée avec les killies et poissons à lampe.

Valeurs en aquarium
Fourchettes indicatives pour un aquarium domestique. Elles varient selon les sources, les souches d’élevage et l’origine des animaux ; le contexte de chaque valeur est donné dessous.
- Température22 à 24 °C
FishBase et Seriously Fish donnent des limites différentes ; cette plage commune convient à une maintenance courante sans viser leurs extrêmes.
- pH6 à 7
Cette plage légèrement acide à neutre est comprise dans les indications de FishBase et de Seriously Fish.
- Dureté totale (GH)5 à 10 °dGH
Le GH mesure la dureté totale de l’eau ; cette plage recoupe les indications de FishBase et de Seriously Fish, qui accepte aussi une eau plus douce.
- Taille adulte5 à 7 cm
FishBase indique une longueur totale, nageoire caudale comprise, tandis que Seriously Fish emploie la longueur standard, sans cette nageoire ; la fourchette donne un ordre de grandeur adulte.
- Volume conseillé60 L ou plus
Ce volume prudent convient à un mâle seul ou à un petit harem sans autres poissons, avec une surface au sol suffisante et des refuges séparés.
- Longueur de bac60 cm ou plus
Seriously Fish privilégie les dimensions au sol ; cette façade permet de séparer les refuges et dépasse largement la longueur nécessaire aux seuls déplacements.
- GroupePeut vivre seul
L’espèce ne forme pas un banc obligatoire ; un mâle seul est possible, tandis qu’une maintenance mixte demande plusieurs femelles.
- Longévité en aquarium2 à 3 ans
Aquaportail fournit un repère de quelques années ; cette estimation repose ici sur cette seule source et varie avec l’âge à l’achat et les conditions de maintenance.
Un aquarium couvert avec des refuges séparés
Le killi d’Amiet utilise volontiers les bordures végétales et les zones abritées plutôt qu’une grande étendue nue. Privilégiez un aquarium rectangulaire dont la façade permet de répartir les cachettes. Les plantes doivent former des massifs distincts : une femelle poursuivie peut ainsi passer derrière un obstacle et disparaître du champ de vision du mâle. Gardez aussi une zone dégagée pour distribuer les aliments et vérifier que chaque poisson mange.
Un fond sombre et une lumière atténuée par les plantes flottantes facilitent l’observation de ses couleurs sans l’exposer en permanence. Fixez les anubias et les fougères de Java sur les racines, sans enfouir leur rhizome, la tige épaisse dont partent les feuilles. La mousse offre des abris fins et des supports de ponte. Orientez le rejet du filtre de façon à laisser une zone calme près des végétaux.
Le couvercle mérite une vérification après chaque intervention dans le bac. Ce killi peut sauter, notamment lorsqu’il est surpris ou poursuivi. Fermez les passages autour des câbles et évitez de laisser une ouverture pendant la distribution des aliments. Un aquarium spécifique facilite aussi le suivi des femelles, dont les déplacements peuvent devenir discrets sous la pression du mâle.
Une eau plutôt douce, sans chaleur excessive
Les références décrivent le killi d’Amiet dans une eau douce à modérément minéralisée, légèrement acide à neutre. Le pH indique l’acidité de l’eau ; le GH, exprimé en °dGH, mesure sa dureté totale. Comparez ces paramètres entre l’eau du vendeur et celle de votre aquarium avant l’achat. Une provenance d’élevage ne permet pas, à elle seule, de supposer que le poisson supportera une eau très dure.
La température doit rester dans la plage de maintenance retenue plutôt qu’aux limites de tolérance publiées. Dans un aquarium fermé, contrôlez particulièrement l’échauffement estival et celui produit par l’éclairage. Le killi d’Amiet n’a pas besoin d’un courant puissant, mais une surface légèrement animée favorise les échanges gazeux. Placez le rejet à distance de son principal refuge pour conserver une zone où il peut stationner sans effort.
Lorsque vous ajustez l’eau, procédez progressivement pour éviter un changement brutal autour des poissons. Les feuilles et le bois peuvent colorer l’eau, sans garantir à eux seuls une dureté ou un pH adaptés. Appuyez vos décisions sur des mesures plutôt que sur la teinte du bac. Une femelle constamment cachée mérite aussi un contrôle des interactions avec le mâle, car le comportement ne dépend pas uniquement des paramètres.
Des petites proies et une distribution surveillée
Le killi d’Amiet recherche surtout de petites proies animales. Daphnies, artémias et larves d’insectes adaptées à sa bouche permettent de varier les repas, sous forme vivante ou congelée. Les aliments secs peuvent être acceptés par des poissons habitués à les consommer, mais vérifiez cette habitude auprès du vendeur. Un poisson qui examine un granulé puis le recrache ne l’a pas réellement mangé.
Proposez de petites portions au cours d’un repas quotidien, puis ajustez selon l’âge, l’appétit et l’état corporel des poissons. Distribuez à plusieurs endroits lorsque le mâle monopolise la zone de nourrissage. Observez chaque femelle jusqu’à ce qu’elle ait capturé des aliments, plutôt que de vous fier à la seule agitation du groupe. Les jeunes et les reproducteurs peuvent demander un rythme différent, à adapter sans accumuler de restes.
Une femelle poursuivie peut rester dans les plantes pendant toute la distribution. Déposez alors une petite quantité près de son refuge et vérifiez qu’elle sort la saisir. Un amaigrissement ou un refus persistant de manger demande un avis auprès d’un vétérinaire formé aux poissons ou d’un professionnel aquariophile. Les crevettes juvéniles risquent également d’être capturées et ne constituent pas une population sûre avec ce prédateur.
Des parades visibles et des femelles à surveiller
Le killi d’Amiet occupe surtout la partie médiane du bac et les abords des plantes, avec des incursions vers la surface pour saisir une proie. Le mâle peut déployer ses nageoires devant une femelle, puis la suivre vers un support de ponte. Ces interactions deviennent problématiques lorsque la femelle ne peut plus quitter sa cachette ou accéder à la nourriture. Observez donc aussi les périodes calmes, entre les repas.
Un mâle seul peut être maintenu sans femelle lorsque la reproduction n’est pas recherchée. Si vous réunissez les sexes, plusieurs femelles et des refuges séparés réduisent la concentration des poursuites sur un seul individu. Cette organisation ne garantit pas l’absence de harcèlement : le tempérament du mâle et la disposition du décor comptent aussi. Une femelle dominée peut nécessiter une séparation, même dans un aquarium végétalisé.
La présence de plusieurs mâles augmente le risque de rivalités dans un espace restreint. Les confrontations peuvent prendre la forme de parades face à face, de poursuites ou d’une occupation exclusive des meilleurs abris. Évitez de considérer les couleurs vives du mâle comme un signe suffisant de bonne entente. Pour une première maintenance, le bac spécifique permet de repérer ces changements sans les confondre avec les interactions d’autres espèces.
Une reproduction possible, sans calendrier garanti
Le killi d’Amiet pond des œufs dans des supports fins, notamment les mousses et les supports artificiels de ponte appelés mops. Les adultes peuvent consommer les œufs ou les alevins, ce qui limite les naissances visibles dans le bac principal. Une végétation dense peut laisser survivre quelques jeunes, sans permettre de prévoir leur nombre. La présence de parades ne prouve pas qu’une ponte a abouti.
Pour suivre une reproduction, un support amovible permet d’observer et, si nécessaire, de séparer les œufs des adultes. Les pratiques d’incubation varient selon les éleveurs et les conditions ; ne faites pas sécher les œufs en appliquant automatiquement une méthode destinée à un autre killi. Demandez un protocole propre à cette espèce et à la souche obtenue. La température influence le développement, sans fournir à elle seule un calendrier fiable.
Les alevins ont besoin de proies assez petites pour être avalées, comme des nauplies d’artémias lorsque leur taille le permet. Leur accès à la nourriture devient plus difficile au milieu des adultes et des autres poissons. Préparez leur accueil avant de multiplier les pontes, afin de pouvoir séparer les jeunes selon leur croissance. Conservez les indications de provenance fournies par l’éleveur, car le nom commercial ne décrit pas toujours précisément la souche.
Le bac type pour Killi d’Amiet
- Volume
- 80 L ou plus
- Longueur
- 60 cm ou plus
Choisissez un sol sombre non coupant, des racines et des massifs qui interrompent la vue entre les refuges, avec un courant modéré. Fermez soigneusement le couvercle, y compris autour des tuyaux et des câbles.
Plantes : Anubias barteri, Microsorum pteropus, Taxiphyllum barbieri, Ceratopteris thalictroides.
Un mâle et deux femelles de killi d’Amiet, sans autre poisson, avec des refuges végétaux répartis dans le bac.
Un point de départ à adapter à votre eau, à votre filtration et au caractère de chaque animal.
Avec qui le faire cohabiter
Des repères généraux, à confirmer selon votre eau, votre volume et le caractère de chaque individu. L’outil de compatibilité des poissons détaille les raisons.
Souvent compatibles
- tétra amandeSon très petit gabarit expose à un risque de prédation par le killi, même dans un aquarium plus grand que le bac spécifique proposé ; une zone de nage distincte ne garantit pas sa sécurité.
- néon noirIl fréquente l’eau libre et tolère une eau douce légèrement acide ; un aquarium communautaire suffisamment long permet de séparer son groupe des refuges du killi.
- corydoras pandaIl occupe surtout le fond et accepte une température modérée ; prévoyez un sol adapté et de la place pour son groupe, sans l’ajouter au volume minimal consacré aux killis.
À confirmer
- crevette AmanoUne adulte est moins vulnérable qu’une petite crevette, mais les individus de petit gabarit et ceux qui viennent de muer peuvent être attaqués.
- gourami mielIl utilise lui aussi les secteurs calmes et végétalisés ; un mâle en reproduction peut défendre une zone proche des refuges du killi.
- guppySes préférences pour une eau plus minéralisée compliquent le choix des paramètres, et ses alevins peuvent être mangés par le killi.
À éviter
- crevette ceriseLes juvéniles et les petits individus constituent des proies accessibles ; les mousses ne garantissent pas leur protection.
- barbus de SumatraSon activité et sa tendance à mordiller peuvent gêner le killi et les femelles qui cherchent à se retirer dans les plantes.
- combattantLa rencontre de poissons territoriaux dans les zones abritées augmente le risque de poursuites et de blessures.
- poisson rougeSon gabarit adulte, ses besoins d’espace et son régime de température ne correspondent pas au bac végétalisé prévu pour le killi d’Amiet.
Ses milieux d’origine
Confusions et idées reçues
On entendUn mâle vendu seul doit forcément recevoir une femelle.
En réalitéUn mâle peut être maintenu seul si vous ne cherchez pas à reproduire l’espèce. Ajouter une seule femelle peut concentrer sur elle les sollicitations reproductrices ; un harem avec des refuges répartit mieux cette pression.
On entendTous les killis ont besoin que leurs œufs sèchent.
En réalitéLe killi d’Amiet dépose ses œufs dans des supports fins, notamment les végétaux et les supports de ponte. Ne transposez pas automatiquement les protocoles des killis annuels à cette espèce.
On entendSa petite taille permet de le mettre avec des crevettes.
En réalitéLe killi d’Amiet capture de petites proies animales. Les jeunes crevettes peuvent être mangées, même dans un aquarium planté.
Mini-quiz
Question 1 sur 3
Quel équipement empêche le killi d’Amiet de sauter hors du bac ?
Voir la réponse
Réponse : Un couvercle bien ajusté. Ce killi peut sauter. Le couvercle doit aussi fermer les petites ouvertures autour des câbles.
Question 2 sur 3
Pourquoi ajouter des plantes denses dans son aquarium ?
Voir la réponse
Réponse : Pour offrir des cachettes aux femelles. Les femelles peuvent se cacher dans les plantes lorsqu’un mâle les poursuit. Des refuges séparés permettent de sortir de son champ de vision.
Question 3 sur 3
Quel aliment correspond à son goût pour les petites proies ?
Voir la réponse
Réponse : Des daphnies. Les daphnies sont de petits crustacés que ce killi peut capturer. Elles peuvent compléter d’autres aliments adaptés à sa bouche.
Questions fréquentes
Puis-je garder seulement un mâle de killi d’Amiet ?
Un mâle seul peut être maintenu sans objectif de reproduction. Le harem concerne la maintenance avec des femelles, auxquelles il faut offrir des refuges pour échapper aux poursuites. Évitez d’ajouter un autre mâle dans un petit aquarium, car les rivalités peuvent réduire l’accès aux abris et à la nourriture.
Peut-il vivre sans chauffage ?
Cela dépend de la température réelle de l’eau, notamment la nuit et en hiver. La plage de maintenance retenue ici est de 22 à 24 °C, tandis que certaines références aquariophiles décrivent une tolérance à des températures plus basses. Une pièce fraîche ne suffit donc pas à garantir cette plage : mesurez l’eau avant de décider.
Pourquoi ma femelle reste-t-elle cachée ?
Une femelle peut se retirer dans les plantes lorsqu’elle est sollicitée par le mâle. Vérifiez qu’elle sort pour manger et qu’elle dispose de plusieurs refuges hors de sa vue. Si elle reste prostrée, maigrit ou présente une blessure, demandez conseil à un vétérinaire formé aux poissons ou à un professionnel aquariophile.
Sources
- FishBase, Fundulopanchax amieti fishbase.se
- Seriously Fish, base d’espèces pour l’aquarium seriouslyfish.com
- Aquaportail, encyclopédie aquariophile aquaportail.com
- RSPCA, Fish environment (installer l’aquarium) rspca.org.uk
Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .
Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.