- Accueil
- Poissons et invertébrés
- Poisson éclabousseur
Fiche de maintenance · Poisson d’eau douce
Poisson éclabousseur : aquarium, groupe et reproduction
Le poisson éclabousseur occupe surtout la surface d’un aquarium planté et soigneusement couvert. Pour un groupe d’au moins 8 individus, prévoyez un volume prudent de 160 L et une façade de 90 cm. Une température de 24 à 28 °C et une eau peu minéralisée conviennent à sa maintenance. Sa ponte hors de l’eau est naturelle : des feuilles émergées permettent ce comportement, à condition de rester accessibles sous le couvercle.

Sommaire
Sommaire14 parties
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Copella arnoldi
- Famille
- Lebiasinidae
- Autres noms
- Tétra éclabousseur, copella d’Arnold, Copeina arnoldi
- Milieu
- Eau douce
- Origine
- Copella arnoldi est originaire du nord-est de l’Amérique du Sud, notamment des Guyanes et du bassin inférieur de l’Amazone, où il fréquente des eaux bordées de végétation.
- Couche de nage
- Surface
- Vie sociale
- En groupe
- Tempérament
- Paisible
- Régime
- Insectivore
- Difficulté
- Moyenne
Reconnaître le mâle et la femelle
Les mâles adultes sont généralement plus grands et portent des nageoires plus développées, notamment des prolongements à la caudale. Les femelles sont plus petites et présentent un ventre plus arrondi lorsqu’elles portent des œufs.
Rangée avec les tétras et characins.

Valeurs en aquarium
Fourchettes indicatives pour un aquarium domestique. Elles varient selon les sources, les souches d’élevage et l’origine des animaux ; le contexte de chaque valeur est donné dessous.
- Température24 à 28 °C
Plage de maintenance commune aux repères de FishBase et de Seriously Fish, dont les limites générales sont plus larges.
- pH6 à 7,5
Plage commune aux références ; Seriously Fish décrit aussi des conditions plus acides, qui demandent davantage de maîtrise.
- Dureté totale (GH)5 à 8 °dGH
Le GH mesure la dureté totale : cette plage resserrée recoupe FishBase et les repères de dureté de Seriously Fish, exprimés dans une autre unité.
- Taille adulte4 à 8 cm
FishBase rapporte un maximum en longueur totale, caudale comprise ; Seriously Fish emploie la longueur standard, et les femelles restent plus petites.
- Volume conseillé160 L ou plus
Repère prudent pour le groupe minimal, supérieur aux petits aquariums parfois indiqués et tenant compte de la taille maximale publiée.
- Longueur de bac90 cm ou plus
Façade prudente pour répartir les parades et laisser une surface de nage dégagée ; un aquarium haut et étroit offre moins de place utile.
- Groupe8 individus ou plus
Seriously Fish conseille un groupe conséquent ; ce minimum dépasse le repère général de la RSPCA pour les poissons sociaux.
- Longévité en aquarium3 à 5 ans
Aquaportail fournit seul ce repère dans les références retenues ; l’âge à l’achat et les conditions de maintenance modifient la durée observée.
Le bac qui lui convient
Pour Copella arnoldi, la surface disponible compte davantage qu’une grande hauteur d’eau. Prévoyez un aquarium de 160 L avec au moins 90 cm de façade pour le groupe minimal de 8 individus. Ce repère prudent laisse de la place aux déplacements et aux parades des mâles. Dans un aquarium étroit, les mêmes poissons se retrouvent plus souvent face à face près des zones de nourriture.
Disposez les racines et les plantes surtout sur les côtés et à l’arrière, en conservant une ouverture en surface. Des plantes flottantes aux racines pendantes offrent des abris aux individus poursuivis, mais leur couverture doit laisser des passages pour manger. Orientez le rejet du filtre pour éviter un courant puissant dans toute la couche supérieure. Vous devez pouvoir observer un poisson immobile sous une feuille sans qu’il lutte constamment contre le mouvement de l’eau.
Le couvercle doit fermer les passages laissés par les câbles, les tuyaux et les angles du bac. Cette espèce peut sauter pendant une poursuite comme pendant une ponte. Pour permettre sa reproduction caractéristique, gardez un espace entre l’eau et le couvercle et placez des supports émergés accessibles. Une feuille qui sèche complètement ou reste hors de portée ne remplit pas la même fonction.
L’eau et la température
Une température de 24 à 28 °C constitue une plage de maintenance commune aux références retenues pour le poisson éclabousseur. Vérifiez la température près de la surface, où le groupe passe une grande partie de son temps. Pour le pH, qui indique l’acidité de l’eau, retenez une plage de 6 à 7,5. Les publications décrivent aussi des eaux plus acides, sans que vous ayez besoin de rechercher ces extrêmes dans un aquarium domestique.
Le GH, ou dureté totale, renseigne sur la quantité de calcium et de magnésium dissous. Une plage de 5 à 8 °dGH constitue ici un repère resserré pour cette espèce d’eau douce peu minéralisée. Si votre eau est nettement plus dure, faites établir un mélange adapté plutôt que de multiplier les corrections ponctuelles. Les feuilles et les racines peuvent colorer l’eau, mais cette coloration ne prouve pas que sa dureté a diminué.
L’alimentation près de la surface
La bouche tournée vers le haut de Copella arnoldi correspond à la capture de petites proies près de la surface. Proposez des microgranulés ou des paillettes finement émiettées qui ne disparaissent pas immédiatement au fond. Alternez avec de petites proies aquatiques adaptées à sa bouche, comme des daphnies ou des artémias. Les morceaux trop gros sont saisis puis recrachés, ce qui permet d’ajuster concrètement leur taille.
Nourrissez chaque jour en petites distributions et observez les prises plutôt que de vous fier seulement à l’appétit du mâle le plus visible. Répartissez les aliments entre plusieurs ouvertures dans les plantes flottantes pour donner accès aux individus discrets. Un poisson qui attend sous une racine peut être repoussé par un congénère sans que vous voyiez de morsure. Retirez les restes accessibles et réduisez la distribution suivante si les aliments s’accumulent.
Un groupe paisible avec des rivalités
Maintenez au moins 8 poissons éclabousseurs pour observer leurs interactions dans un groupe plutôt que dans un couple isolé. Ils occupent surtout la surface et la partie supérieure du bac, avec des déplacements entre les abris végétaux. Le groupe ne forme pas nécessairement un banc serré en permanence. Un individu légèrement à l’écart peut simplement utiliser un autre refuge ou attendre une occasion de se nourrir.
Les mâles déploient leurs nageoires et peuvent se poursuivre lorsqu’ils cherchent à attirer une femelle. Des plantes qui coupent la ligne de vue permettent au poursuivi de quitter l’interaction. Une poursuite répétée contre le même individu, accompagnée d’un accès réduit à la nourriture, demande de revoir l’aménagement ou la composition du groupe. Avec d’autres espèces, évitez surtout les concurrents très rapides et les poissons qui occupent agressivement toute la surface.
Une ponte naturellement hors de l’eau
Lorsqu’un couple est prêt à pondre, le mâle et la femelle sautent vers un support émergé et y déposent les œufs. En aquarium, ce support peut être une feuille ou une surface située sous le couvercle. Le mâle reste ensuite sous la ponte et projette de l’eau pour maintenir les œufs humides. Cette séquence explique pourquoi un aquarium ouvert expose l’espèce à un risque particulier.
Un couvercle, une atmosphère humide et des supports accessibles rendent ce comportement possible, sans garantir une ponte. Les œufs puis les larves peuvent être consommés dans un aquarium communautaire. Si vous souhaitez élever les jeunes, préparez un espace séparé et des proies suffisamment petites avant leur apparition. L’observation d’une parade ne permet pas de prévoir la date de ponte ni le nombre de jeunes qui survivront.
Le bac type pour Poisson éclabousseur
- Volume
- 180 L ou plus
- Longueur
- 100 cm ou plus
Un sol sombre et des racines soutiennent des massifs latéraux, avec une zone de surface libre et un courant modéré. Fermez soigneusement le couvercle et gardez un espace aérien humide si des supports de ponte émergés sont installés.
Plantes : Ceratopteris cornuta, Limnobium laevigatum, Microsorum pteropus, Taxiphyllum barbieri.
Un groupe de 8 poissons éclabousseurs, sans autre poisson dans cet exemple, permet d’observer les parades et de surveiller l’accès de chacun à la nourriture.
Un point de départ à adapter à votre eau, à votre filtration et au caractère de chaque animal.
Avec qui le faire cohabiter
Des repères généraux, à confirmer selon votre eau, votre volume et le caractère de chaque individu. L’outil de compatibilité des poissons détaille les raisons.
Souvent compatibles
- tétra amandeSa petite taille et son tempérament généralement calme limitent les confrontations ; il utilise davantage le milieu du bac, dans une eau douce compatible.
- tétra citronUn groupe maintenu dans un aquarium assez long occupe surtout le milieu ; ses besoins en eau recoupent ceux du poisson éclabousseur.
- corydoras pandaIl exploite le fond plutôt que la surface ; la cohabitation se situe dans la partie moins chaude de la plage du poisson éclabousseur, avec un sol adapté au corydoras.
À confirmer
- poisson-hachette marbréIl partage la surface et les points de nourrissage ; il faut davantage de place et des accès distincts aux aliments pour les groupes.
- apistogramma de BorelliIl utilise surtout le bas du bac, mais une femelle en reproduction peut défendre une zone et perturber les poissons qui s’en approchent.
- crevette amanoLes adultes sont moins exposés que de petites crevettes, mais un individu de petite taille reste une proie possible.
À éviter
- combattantIl occupe lui aussi la surface et peut défendre cet espace ; ses réactions aux nageoires développées des mâles sont imprévisibles.
- barbus de SumatraSon activité et sa tendance à mordiller les nageoires exposent les mâles éclabousseurs à des poursuites et à des blessures.
- scalaireUn adulte peut considérer un petit copella comme une proie ; la différence de taille rend la cohabitation risquée.
- crevette ceriseLes jeunes et les petits individus peuvent être capturés ; une colonie destinée à se reproduire est plus prévisible sans ce prédateur.
Confusions et idées reçues
On entendIl saute parce que quelque chose ne va pas dans l’eau.
En réalitéChez le poisson éclabousseur, le saut intervient naturellement dans la reproduction : le couple dépose ses œufs sur un support hors de l’eau. Des sauts répétés en dehors de ce contexte demandent toutefois de vérifier les conditions de maintenance et les interactions entre poissons.
On entendTous les copellas vendus se reproduisent sur une feuille émergée.
En réalitéLe commerce peut mélanger plusieurs espèces de Copella, dont les modes de ponte diffèrent. Demandez le nom scientifique Copella arnoldi et ne vous fiez pas uniquement à l’étiquette « tétra éclabousseur ».
On entendUn couple suffit puisqu’ils pondent à deux.
En réalitéCopella arnoldi se maintient en groupe, même si la ponte réunit un mâle et une femelle. Plusieurs individus et des écrans végétaux répartissent les interactions, sans empêcher toutes les rivalités entre mâles.
Mini-quiz
Question 1 sur 3
Où le poisson éclabousseur dépose-t-il naturellement ses œufs ?
Voir la réponse
Réponse : Sur un support hors de l’eau. Le couple saute pour déposer les œufs sur un support émergé. Le mâle les humidifie ensuite en projetant de l’eau.
Question 2 sur 3
Quel aménagement limite le risque de retrouver ce poisson hors de l’aquarium ?
Voir la réponse
Réponse : Un couvercle bien ajusté. Le poisson éclabousseur est un sauteur. Un couvercle ajusté doit aussi fermer les passages autour des équipements.
Question 3 sur 3
Dans quelle zone de l’aquarium faut-il surtout observer ses repas ?
Voir la réponse
Réponse : Près de la surface. Sa bouche orientée vers le haut lui permet de saisir de petites proies près de la surface. Des aliments qui coulent immédiatement peuvent lui échapper.
Questions fréquentes
Faut-il absolument une feuille hors de l’eau ?
Un support émergé sert surtout à permettre la ponte caractéristique de Copella arnoldi. Pour la maintenance quotidienne, privilégiez d’abord un couvercle fermé, une surface accessible et des refuges végétaux. Si vous installez une feuille émergée, choisissez un support sans résidu de produit et suffisamment proche de l’eau pour être atteint.
Peut-il vivre avec des crevettes ?
Les petites crevettes et leurs jeunes peuvent être prises pour des proies. Des crevettes amano adultes risquent moins d’être avalées, mais la cohabitation dépend de leur taille et des refuges disponibles. Pour obtenir régulièrement des jeunes crevettes, un aquarium séparé reste plus prévisible.
Que faire si un individu ne mange plus ?
Regardez si les autres poissons le chassent de la surface et si les aliments proposés sont assez petits. Une respiration inhabituelle, un amaigrissement ou une perte d’appétit persistante justifient de contacter un vétérinaire formé aux poissons ou un aquariophile professionnel. Ces signes ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier une maladie.
Sources
- FishBase, Copella arnoldi fishbase.se
- Aquaportail, encyclopédie aquariophile aquaportail.com
- RSPCA, Fish environment (installer l’aquarium) rspca.org.uk
- RSPCA, Fish company (faire cohabiter les poissons) rspca.org.uk
Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .
Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.