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Journée mondiale
Journée internationale de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée
Le 5 juin, cette journée des Nations unies attire l’attention sur la pêche qui enfreint les règles ou échappe aux dispositifs de suivi et de gestion. En aquariophilie, elle invite à regarder le parcours d’un poisson avant son arrivée dans votre aquarium. Quelle est son espèce ? Est-il né en élevage ou prélevé dans la nature ? Quelles informations permettent de retrouver son origine ? Ces questions vous aident à préparer un achat sans confondre provenance inconnue et illégalité démontrée.

Sommaire
Sommaire9 parties
Quand ?
- Date
- 5 juin
- Prochaine
- samedi 5 juin 2027
- Créée par
- Proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2017, sur proposition portée par la FAO ; première célébration le 5 juin 2018.
- Reconnaissance
- journée officielle internationale
Pourquoi cette journée a-t-elle lieu le 5 juin ?
L’Assemblée générale des Nations unies a proclamé cette journée en 2017, après une proposition portée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO. Sa première célébration a eu lieu le 5 juin 2018. Elle vise à faire connaître les conséquences de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, souvent désignée par le sigle « INDNR ».
La date rappelle l’entrée en vigueur, le 5 juin 2016, de l’Accord de la FAO relatif aux mesures du ressort de l’État du port. Cet accord prévoit des contrôles sur les navires étrangers concernés qui demandent à utiliser les ports des États parties. Il prévoit aussi, dans les conditions qu’il définit, le refus d’entrée au port ou d’utilisation du port pour lutter contre la pêche INDNR. Son application concerne les activités maritimes visées par l’accord ; elle ne constitue pas un dispositif de certification des poissons d’aquarium.
Que recouvrent les termes « illicite », « non déclarée » et « non réglementée » ?
Une pêche est illicite lorsqu’elle enfreint les règles applicables, par exemple lorsqu’une capture est réalisée sans l’autorisation requise ou dans une zone interdite. Une pêche non déclarée correspond notamment à des activités qui ne sont pas déclarées, ou qui le sont de façon inexacte, en violation des obligations applicables. Ces omissions empêchent de suivre correctement les prélèvements.
La pêche non réglementée recouvre notamment certaines activités menées dans une zone gérée par une organisation régionale de gestion des pêches, par des navires sans nationalité ou battant le pavillon d’un État qui n’est pas partie à cette organisation, d’une manière contraire à ses mesures de conservation et de gestion. Elle peut aussi concerner des activités visant des populations ou des zones sans mesures de conservation applicables, lorsqu’elles sont incompatibles avec les responsabilités des États en matière de conservation. La définition de la FAO précise que certaines activités non réglementées peuvent toutefois être licites. L’absence de réglementation ne suffit donc pas, à elle seule, à établir une infraction.
Pour un poisson d’ornement prélevé dans la nature, les questions portent sur les autorisations de capture et les règles locales, puis sur les conditions de son commerce. Un poisson né en élevage n’a pas été pêché dans son milieu naturel, mais sa vente peut aussi être soumise à des règles. Le mot « importé », lui, indique un passage de frontière : il ne permet pas de savoir si le poisson vient d’un élevage ou d’un prélèvement.
Commencer par une identification précise
Avant de choisir un poisson, demandez son nom scientifique, en complément du nom courant inscrit sur l’étiquette. Les appellations commerciales peuvent désigner plusieurs espèces ou varier d’une boutique à l’autre. Notez le nom fourni, puis consultez une fiche reconnue pour vérifier les besoins du poisson et sa taille adulte. Si l’identification reste incertaine, reportez l’achat.
Cette identification aide aussi à vérifier les règles de commerce. Certaines espèces de poissons d’ornement sont couvertes par la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Les exigences dépendent de l’espèce, de son inscription aux annexes et de la transaction concernée. Demandez au vendeur quels justificatifs s’appliquent ; tous les poissons d’aquarium ne nécessitent pas les mêmes documents.
Avec un enfant, vous pouvez préparer une petite fiche comportant le nom courant et le nom scientifique. Ajoutez une case « information à vérifier » plutôt que de transformer une réponse hésitante en certitude. Une photographie aide à conserver un souvenir du poisson observé, mais elle ne prouve ni son origine ni la légalité de son parcours.
Poser des questions sur le parcours jusqu’à la boutique
Demandez d’abord : « Ce poisson est-il né en élevage ou a-t-il été prélevé dans la nature ? » Poursuivez avec le pays d’élevage ou de collecte. Si le vendeur cite uniquement le pays de son grossiste, demandez s’il connaît aussi le pays d’origine : un lieu d’expédition peut être différent du lieu où le poisson est né ou a été capturé.
Vous pouvez ensuite demander quelles informations accompagnent le lot, si le fournisseur est identifié et quels justificatifs sont disponibles lorsque la réglementation en exige. Le vendeur ne dispose pas nécessairement de chaque détail immédiatement, mais il peut rechercher une réponse auprès de son fournisseur. Conservez la facture et les informations écrites remises lors de l’achat ; une facture seule ne démontre pas toute la légalité de la chaîne.
Une origine sauvage ne signifie pas automatiquement une capture illégale, et la mention « élevage » ne garantit pas à elle seule de bonnes conditions de production. Si les réponses restent vagues ou contradictoires, vous pouvez attendre ou renoncer à cet achat. Vérifiez aussi les besoins du poisson : les paramètres de l’eau doivent lui convenir. Sa taille adulte, son comportement et ses besoins de vie en groupe doivent être compatibles avec l’espace disponible et les autres habitants.
À faire chez soi ou près de chez soi
- Préparez sur votre téléphone une liste de questions pour votre prochaine visite : nom scientifique, élevage ou prélèvement, pays d’origine et informations disponibles sur le lot.
- Choisissez un poisson qui vous intéresse et recherchez son nom scientifique dans FishBase. Notez les besoins à vérifier avant de l’envisager pour votre aquarium.
- Lors d’une visite dans une boutique proche de chez vous, demandez comment elle distingue les poissons d’élevage des poissons prélevés dans la nature, sans prévoir d’achat le jour même.
- Créez un dossier pour les poissons que vous accueillez : conservez les factures et les réponses écrites sur leur provenance. Notez leurs noms scientifiques et indiquez clairement les informations inconnues.
- En famille, dessinez le trajet possible d’un poisson depuis un élevage ou un lieu de collecte jusqu’à un aquarium. Placez un point d’interrogation à chaque étape dont vous ne connaissez pas l’origine ou l’intermédiaire.
Mini-quiz
Question 1 sur 3
Quel événement explique le choix du 5 juin pour cette journée ?
Voir la réponse
Réponse : L’entrée en vigueur de l’accord de la FAO sur les mesures du ressort de l’État du port. L’accord de la FAO relatif aux mesures du ressort de l’État du port est entré en vigueur le 5 juin 2016. La journée reprend cette date pour sensibiliser à la lutte contre la pêche INDNR.
Question 2 sur 3
Quelle information aide le mieux à identifier précisément un poisson proposé à la vente ?
Voir la réponse
Réponse : Le nom scientifique. Le nom scientifique permet de rechercher l’espèce concernée et ses besoins. Un nom commercial peut être ambigu. Si les informations sont contradictoires, l’identification reste à vérifier.
Question 3 sur 3
Le vendeur vous indique le pays de son grossiste. Que pouvez-vous demander ensuite ?
Voir la réponse
Réponse : Dans quel pays le poisson a été élevé ou prélevé. Le pays du grossiste peut être un lieu de transit. Demander le pays d’élevage ou de collecte aide à distinguer l’origine du poisson de son lieu d’expédition.
Questions fréquentes
Un poisson prélevé dans la nature est-il forcément issu de la pêche illégale ?
Non. Un prélèvement peut être autorisé et encadré par les règles du pays concerné. L’origine sauvage ne renseigne pas, à elle seule, sur la légalité de la capture ni sur les effets du prélèvement sur les populations. Demandez l’espèce exacte et le pays de collecte, puis les informations disponibles sur son parcours. Si ces éléments manquent, vous ne pouvez pas conclure à une infraction, mais vous pouvez reporter votre achat.
Existe-t-il un document unique qui garantit l’origine de tous les poissons d’aquarium ?
Il n’existe pas de document universel applicable à tous les poissons d’aquarium. Les justificatifs dépendent notamment de l’espèce et des règles encadrant la transaction. Pour les espèces concernées, des documents CITES peuvent être requis lors du commerce international. Demandez au vendeur quels documents s’appliquent au poisson choisi et quelles informations relient celui-ci à son fournisseur ; une simple étiquette « élevage » ne retrace pas son parcours.
Sources
- Nations unies, Journée internationale de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée un.org
- FAO, Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture fao.org
- CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction cites.org
- FishBase, base de données sur les espèces de poissons fishbase.se
Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .
Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.