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Journée mondiale
Journée mondiale de la vie sauvage
Chaque 3 mars, la Journée mondiale de la vie sauvage invite à mieux connaître les animaux et les plantes sauvages. Pour votre aquarium, elle peut commencer par une vérification concrète avant toute acquisition : quel est le nom scientifique du poisson, et d’où provient l’individu proposé ? Ces informations permettent de rechercher ses besoins et de vérifier les règles de commerce qui concernent certaines espèces.

Sommaire
Sommaire9 parties
Quand ?
- Date
- 3 mars
- Prochaine
- mercredi 3 mars 2027
- Créée par
- Assemblée générale des Nations unies, le 20 décembre 2013
- Reconnaissance
- journée officielle internationale
Pourquoi la journée a-t-elle lieu le 3 mars ?
L’Assemblée générale des Nations unies a proclamé la Journée mondiale de la vie sauvage le 20 décembre 2013. La date retenue, le 3 mars, rappelle l’adoption de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, appelée CITES, le 3 mars 1973. Le secrétariat de cette convention facilite la mise en œuvre de la journée.
Les poissons d’aquarium font aussi partie du vivant concerné par cette sensibilisation. Selon l’espèce et la filière, ils peuvent provenir d’un élevage ou avoir été prélevés dans leur milieu naturel. Avant un achat, prendre le temps de vérifier leur identité et leur provenance aide à comprendre ce que l’on vous propose, sans se fier uniquement à une photographie ou à un nom commercial.
Partir du nom scientifique pour identifier le poisson
Demandez au vendeur le nom scientifique complet du poisson. Le nom d’une espèce associe un nom de genre et une épithète spécifique, comme Scleropages formosus pour l’arowana asiatique. Recopiez-le avec soin, puis recherchez-le dans FishBase ou dans une fiche de SeriouslyFish. Un nom commun peut désigner plusieurs espèces, tandis qu’un nom de variété décrit parfois une couleur sans préciser l’identité du poisson. Le nom scientifique offre un point de départ plus précis, même si la classification peut évoluer.
Comparez ensuite la fiche avec les informations disponibles sur le poisson proposé, notamment son apparence et sa taille adulte. Une photographie seule peut laisser un doute, surtout chez les jeunes individus ou les espèces proches. Si le nom fourni correspond à un ancien synonyme, cherchez le nom actuellement accepté. Une identification incertaine mérite d’être éclaircie avant l’achat, car elle peut changer les besoins de maintenance et les règles applicables.
Distinguer répartition naturelle et provenance du poisson
La région où une espèce vit naturellement et le lieu d’où vient le poisson vendu sont des informations différentes. Une espèce originaire d’un bassin sud-américain peut être reproduite dans un élevage situé ailleurs. Demandez donc si l’individu est né en élevage ou prélevé dans la nature, ainsi que le pays de production ou de prélèvement. Le pays d’expédition, lorsqu’il est connu, peut encore être différent.
Gardez une trace écrite des réponses, par exemple sur la facture ou dans un échange avec le vendeur. La mention « élevage » ne garantit à elle seule ni des conditions adaptées ni le respect de toutes les règles. À l’inverse, une provenance sauvage ne permet pas de conclure automatiquement à un commerce illégal. La précision des informations et les justificatifs requis pour les espèces concernées permettent de poursuivre la vérification.
Ce que la CITES encadre pour certaines espèces
La CITES encadre le commerce international des espèces inscrites à ses annexes afin que ce commerce ne menace pas leur survie. Les exigences varient selon l’annexe, l’origine du spécimen et le mouvement envisagé : des permis ou des certificats peuvent être nécessaires. L’annexe I soumet notamment le commerce international à des restrictions particulièrement strictes. L’arowana asiatique, Scleropages formosus, est un exemple de poisson d’eau douce inscrit à cette annexe.
Tous les poissons d’aquarium ne sont pas inscrits à la CITES. Pour une espèce concernée, recherchez son nom scientifique dans les ressources officielles de la convention, puis faites préciser les documents applicables par l’autorité compétente avant l’acquisition ou le transport. Dans l’Union européenne, la réglementation de mise en œuvre peut imposer des obligations supplémentaires. Un document CITES concerne le commerce réglementé ; il ne remplace pas la vérification des besoins du poisson ni de la capacité de votre aquarium à l’accueillir.
À faire chez soi ou près de chez soi
- Choisissez une annonce de poisson et relevez le nom commercial puis le nom scientifique. Si ce dernier manque, préparez une question à adresser au vendeur sans réserver l’animal.
- En famille, recherchez ce nom dans FishBase et repérez la répartition naturelle de l’espèce sur une carte. Notez séparément le pays d’élevage ou de prélèvement annoncé.
- Préparez une fiche d’acquisition pour noter l’identité du poisson et sa provenance déclarée. Ajoutez les justificatifs éventuels et conservez les réponses écrites avec la facture.
- Consultez les ressources de la CITES pour Scleropages formosus afin de voir comment une espèce est inscrite à une annexe. Faites cet exercice sans projet d’achat.
- Lors d’une visite dans une animalerie proche de chez vous, demandez comment la provenance des poissons est renseignée. Si une information reste floue, reportez l’acquisition et poursuivez vos recherches à la maison.
Mini-quiz
Question 1 sur 3
Pourquoi la Journée mondiale de la vie sauvage a-t-elle lieu le 3 mars ?
Voir la réponse
Réponse : Cette date rappelle l’adoption de la CITES en 1973. La CITES a été adoptée le 3 mars 1973. Les Nations unies ont retenu cette date pour la Journée mondiale de la vie sauvage.
Question 2 sur 3
Quelle information aide le mieux à rechercher l’identité d’un poisson proposé à la vente ?
Voir la réponse
Réponse : Le nom scientifique complet. Le nom scientifique permet une recherche plus précise dans les références aquariophiles. Il faut toutefois vérifier les synonymes éventuels et la cohérence de l’identification.
Question 3 sur 3
Que signifie la répartition naturelle indiquée dans une fiche d’espèce ?
Voir la réponse
Réponse : Les régions où l’espèce vit naturellement. La répartition naturelle décrit les régions où l’espèce vit naturellement. Elle ne renseigne pas à elle seule sur le lieu de naissance ou de prélèvement du poisson proposé.
Questions fréquentes
Un poisson né en élevage échappe-t-il aux règles de la CITES ?
La naissance en élevage ne supprime pas automatiquement les obligations. Pour une espèce inscrite à la CITES, les règles dépendent notamment de l’annexe, des conditions de reproduction et de l’opération envisagée. Demandez les justificatifs applicables et vérifiez leur portée auprès de l’autorité compétente : une simple mention « né en élevage » sur une annonce ne suffit pas à établir la conformité.
Que faire si le vendeur ne connaît pas le nom scientifique ou l’origine ?
Reportez l’achat et demandez au vendeur de rechercher ces informations auprès de son fournisseur. Sans identification suffisamment précise, vous risquez de choisir un poisson dont la taille adulte ou les besoins ne conviennent pas à votre installation. Si l’espèce pourrait relever de la CITES, faites également clarifier les obligations documentaires avant de vous engager.
Sources
- Journée mondiale de la vie sauvage, site officiel wildlifeday.org
- CITES, site officiel de la convention cites.org
- FishBase, base de référence sur les poissons fishbase.se
Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .
Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.