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Journée mondiale
Journée mondiale des zones humides
Chaque 2 février, la Journée mondiale des zones humides invite à regarder autrement les mares et les marais proches de chez vous. Pour une famille qui s’intéresse aux aquariums, c’est l’occasion d’observer un milieu aquatique naturel, avec ses variations saisonnières et ses habitants. Préparez une sortie depuis un chemin accessible, sans prélever d’animaux ni relâcher d’espèces d’aquarium.

Sommaire
Sommaire9 parties
Quand ?
- Date
- 2 février
- Prochaine
- mardi 2 février 2027
- Créée par
- Première célébration en 1997 à l’initiative de la Convention sur les zones humides ; proclamation par l’Assemblée générale des Nations unies en 2021.
- Reconnaissance
- journée officielle internationale
Le 2 février, une date liée à la Convention de Ramsar
La date rappelle l’adoption de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar. Ce traité international porte sur la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides. Les États qui y adhèrent prennent des engagements pour ces milieux, notamment en désignant des sites d’importance internationale.
La Journée mondiale des zones humides a été célébrée pour la première fois le 2 février 1997, en lien avec cette Convention. Elle donne aux associations et aux gestionnaires de sites une occasion de proposer des observations sur le terrain. Vous pouvez aussi la préparer chez vous, en repérant une mare accessible sur une carte et en consultant les consignes du lieu.
Mare ou marais : que regarder près de chez vous ?
Une mare est une petite étendue d’eau stagnante, généralement peu profonde. Elle peut conserver de l’eau toute l’année ou s’assécher à certaines périodes. Un marais est un terrain où l’eau est présente de façon permanente ou saisonnière, dans le sol ou à sa surface, avec une végétation adaptée à ces conditions. Les limites sont parfois difficiles à voir : un marais peut contenir des zones d’eau libre, et une mare peut être bordée d’une végétation dense.
Depuis un chemin, observez les endroits où l’eau s’accumule et la végétation qui les entoure. Un sol durablement détrempé peut aussi être un indice. Ces observations vous orientent, mais une flaque après la pluie ne suffit pas à identifier une zone humide. Les panneaux du site et les informations de la commune peuvent vous aider à comprendre le milieu.
En février, une mare peut sembler peu animée. Des animaux restent cachés ou sont moins actifs selon le climat et les conditions locales. Notez aussi ce qui paraît immobile, comme les feuilles tombées dans l’eau ou les tiges sèches. Comparez une berge nue et une berge végétalisée. Ne quittez pas le chemin pour vérifier la profondeur ou la fermeté du sol.
Préparer une observation familiale sans capture
Choisissez un lieu ouvert au public, avec un accès autorisé permettant d’observer l’eau sans s’approcher du bord. Vérifiez la météo et les éventuelles fermetures. Emportez des vêtements adaptés et un carnet ; des jumelles peuvent aider à regarder sans déranger. Les enfants restent sous la surveillance directe d’un adulte, à distance de l’eau, même lorsqu’elle semble peu profonde.
Sur place, avancez calmement et observez depuis un point stable. Vous pouvez dessiner la forme de la mare ou suivre du regard un oiseau qui se déplace entre les tiges. Laissez les épuisettes et les récipients à la maison. Pour garder un souvenir de la sortie, un dessin ou une photographie suffit, sans emporter d’organismes ni de fragments de plantes.
Ne nourrissez pas les animaux et ne soulevez pas les pierres ou les branches immergées. Si un organisme est difficile à reconnaître, photographiez-le à distance et notez votre incertitude. Une observation décrite comme « petit animal nageant près de la surface » est plus utile qu’un nom d’espèce attribué au hasard.
Garder une séparation entre l’aquarium et la mare
Les habitudes d’observation acquises devant un aquarium servent aussi dehors : regarder où un animal se tient et repérer ses déplacements. Vous pouvez également remarquer les abris disponibles. La comparaison a toutefois ses limites. Dans une mare, le niveau d’eau et la température évoluent avec les saisons, et les habitants ne sont pas choisis pour cohabiter dans un bac.
Ne relâchez jamais un animal d’aquarium dans une mare, un marais ou un cours d’eau. Une espèce introduite peut concurrencer des espèces locales ou transporter des agents pathogènes. L’animal relâché peut aussi subir des conditions qui ne lui conviennent pas. Les plantes d’aquarium doivent également rester hors des milieux naturels.
Ne versez pas l’eau de votre aquarium dans une zone humide ou un réseau d’eaux pluviales. Gardez le matériel de sortie séparé de celui du bac, et ne rapportez ni eau ni éléments du milieu pour décorer l’aquarium. Si vous ne pouvez plus garder un animal, cherchez une solution de placement auprès d’un professionnel ou d’une association aquariophile, en précisant l’espèce et ses besoins.
À faire chez soi ou près de chez soi
- Repérez une mare ou un marais sur une carte, puis consultez le site de la commune ou du gestionnaire pour vérifier l’accès public et les consignes d’observation.
- Préparez une fiche de sortie avec un espace pour dessiner le lieu. Vous pourrez y noter la météo et vos observations, sans obligation de trouver le nom des espèces.
- Observez une mare depuis un chemin et comparez deux endroits visibles : une zone d’eau libre et une bordure végétalisée. Notez où les animaux apparaissent, sans les attirer avec de la nourriture.
- De retour à la maison, comparez un dessin de la mare avec votre aquarium : quels abris voyez-vous et d’où vient la lumière ?
- Affichez près du matériel d’aquarium une consigne familiale : « Ne rejetez dans la nature ni les organismes de l’aquarium ni son eau ». Préparez aussi une liste de contacts locaux pour un éventuel placement d’animal.
Mini-quiz
Question 1 sur 3
Que rappelle la date du 2 février ?
Voir la réponse
Réponse : L’adoption de la Convention sur les zones humides à Ramsar. La Convention sur les zones humides a été adoptée à Ramsar, en Iran, le 2 février 1971. La journée reprend cette date anniversaire.
Question 2 sur 3
Une mare sans eau visible au moment de votre visite est-elle forcément dépourvue d’intérêt pour le vivant ?
Voir la réponse
Réponse : Non, certaines mares s’assèchent naturellement à certaines périodes. Les mares temporaires connaissent des périodes sèches. Cette alternance fait partie de leur fonctionnement ; une visite ponctuelle ne permet pas de juger l’ensemble du milieu.
Question 3 sur 3
Que faire si vous ne pouvez plus garder un poisson d’aquarium ?
Voir la réponse
Réponse : Chercher une solution de placement adaptée auprès d’un professionnel ou d’une association aquariophile. Un poisson d’aquarium ne doit pas être introduit dans la nature. Son placement doit tenir compte de son espèce et de ses besoins, afin de protéger l’animal comme les milieux locaux.
Questions fréquentes
Une mare qui s’assèche peut-elle être une zone humide ?
Oui. Certaines mares sont temporaires et alternent entre une période en eau et une période sèche. L’absence d’eau visible lors d’une visite ne suffit donc pas à écarter cette possibilité. Pour mieux connaître le lieu, consultez les informations du gestionnaire ou observez-le à différentes saisons depuis les accès autorisés.
Peut-on prendre un escargot dans une mare pour l’observer dans son aquarium ?
Laissez-le dans son milieu. Le prélèvement peut être réglementé, et un animal sauvage peut avoir des besoins mal connus ou transporter des organismes indésirables pour votre bac. Observez-le sur place sans le manipuler, puis utilisez un dessin ou une photographie pour chercher son identification à la maison.
Sources
- Convention sur les zones humides, site officiel ramsar.org
- Journée mondiale des zones humides, site officiel worldwetlandsday.org
- Office français de la biodiversité, site officiel ofb.gouv.fr
Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .
Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.