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Vrai ou faux · 12 affirmations

Vrai ou faux : les espèces invasives

Avec ces 12 affirmations, vous apprendrez à distinguer une espèce venue d’ailleurs d’une espèce exotique envahissante. Vous trouverez aussi les gestes à adopter pour éviter qu’un animal ou une plante de votre aquarium rejoigne un milieu naturel.

Planche aquarelle : les espèces invasives.

Tranchez chaque affirmation, ou ouvrez la réponse.

  1. Affirmation 1

    Toute espèce exotique est envahissante.

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    C’est faux. Une espèce exotique a été introduite par l’activité humaine hors de son aire de répartition naturelle. Elle est qualifiée d’envahissante lorsque son installation et sa propagation menacent la biodiversité ou les services rendus par les écosystèmes. L’origine étrangère ne suffit donc pas à la classer dans cette catégorie.

  2. Affirmation 2

    Un fragment de plante d’aquarium peut donner naissance à une nouvelle plante.

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    C’est vrai. Certaines plantes aquatiques se multiplient à partir d’un morceau de tige, sans passer par une graine. Un fragment rejeté dans un milieu favorable peut ainsi reprendre sa croissance. Cette capacité explique pourquoi les déchets de taille doivent rester hors des milieux naturels.

  3. Affirmation 3

    Une espèce vendue en ligne est forcément autorisée en France.

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    C’est faux. Une annonce en ligne ne prouve pas que la vente respecte la réglementation française ou européenne. Les espèces inscrites sur la liste de l’Union sont notamment soumises à des restrictions de vente et de détention, avec des dérogations encadrées. Avant toute acquisition, vérifiez le nom scientifique et son statut réglementaire.

  4. Affirmation 4

    L’écrevisse de Louisiane figure sur la liste européenne des espèces exotiques envahissantes.

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    C’est vrai. Procambarus clarkii figure sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union depuis sa première version, en 2016. Cette inscription entraîne notamment des restrictions de détention, de reproduction et de commerce. Sa présence dans une annonce d’aquariophilie ne constitue pas une autorisation de l’acquérir.

  5. Affirmation 5

    L’hiver français élimine forcément toute espèce tropicale relâchée.

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    C’est faux. La survie dépend de l’espèce, du climat local et de la température du milieu où elle arrive. Certaines eaux restent plus chaudes que les cours d’eau voisins, notamment à proximité de rejets thermiques. Le froid supposé ne justifie jamais de relâcher un animal ou une plante d’aquarium.

  6. Affirmation 6

    Une espèce peut être envahissante dans une région et pas dans une autre.

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    C’est vrai. Le caractère envahissant dépend du territoire considéré et des effets de l’espèce sur les écosystèmes qui l’accueillent. Une espèce présente naturellement dans sa région d’origine peut devenir exotique envahissante après son introduction ailleurs. Son nom seul ne décrit donc pas son statut dans tous les pays.

  7. Affirmation 7

    Cabomba caroliniana figure sur la liste européenne des espèces exotiques envahissantes.

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    C’est vrai. Cette plante aquatique figure sur la liste de l’Union depuis 2016. Sa plantation en aquarium ne la soustrait pas aux restrictions applicables aux espèces inscrites. Vérifiez le nom scientifique complet, car un nom courant comme « cabomba » ne permet pas d’identifier précisément l’espèce.

  8. Affirmation 8

    Les règles sur les espèces invasives sont identiques dans tous les pays d’Europe.

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    C’est faux. La liste de l’Union crée un cadre commun pour les États membres de l’Union européenne. Ceux-ci peuvent aussi prendre des mesures concernant des espèces préoccupantes à l’échelle nationale. Les pays européens qui ne sont pas membres de l’Union ont leurs propres cadres réglementaires.

  9. Affirmation 9

    Un poisson d’aquarium ne doit jamais être relâché dans la nature.

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    C’est vrai. La RSPCA déconseille de relâcher les poissons d’aquarium dans les milieux naturels, où ils peuvent perturber les populations locales. Si vous ne pouvez plus garder un poisson, cherchez une solution de replacement auprès d’un aquariophile expérimenté ou d’un professionnel. Un étang, une rivière ou un canal ne constitue pas une solution de replacement.

  10. Affirmation 10

    Une espèce locale devient exotique dès qu’elle prolifère.

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    C’est faux. Le mot « exotique » décrit une introduction hors de l’aire de répartition naturelle, pas une abondance élevée. Une espèce indigène peut proliférer dans son territoire d’origine sans devenir exotique. Pour identifier une espèce exotique envahissante, il faut examiner son origine et ses effets sur le milieu.

  11. Affirmation 11

    Les déchets de taille d’aquarium ne doivent pas être jetés dans un cours d’eau.

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    C’est vrai. Des fragments de certaines plantes aquatiques peuvent survivre au rejet et reprendre leur croissance. Gardez les déchets de taille hors des cours d’eau, des étangs et des fossés. Demandez à votre service local de gestion des déchets quelle filière utiliser pour une plante exotique envahissante.

  12. Affirmation 12

    La liste européenne recense toutes les espèces invasives présentes en France.

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    C’est faux. La liste de l’Union vise les espèces exotiques envahissantes préoccupantes à l’échelle européenne qui répondent aux critères du règlement. Elle ne constitue pas un inventaire exhaustif des espèces envahissantes présentes en France. L’absence d’une espèce sur cette liste ne prouve ni son innocuité écologique ni l’absence de restrictions nationales.

Sources

  1. INPN, Muséum national d’Histoire naturelle inpn.mnhn.fr
  2. Commission européenne, espèces exotiques envahissantes (règlement UE 1143/2014) environment.ec.europa.eu
  3. RSPCA, conseils pour les poissons d’aquarium rspca.org.uk

Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .

Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.