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Variété d’élevage · carpe koï

Goshiki : reconnaître cette koï et comprendre sa sélection

La goshiki est une variété de koï dont les plages rouges se détachent sur un fond blanc, gris ou bleuté, souvent marqué d’un réseau sombre autour des écailles. Cette sélection japonaise concerne la coloration et ne crée pas, à elle seule, de besoin particulier lié à la nage ou à la respiration. Elle conserve les besoins d’une grande carpe de bassin, et sa couleur peut évoluer avec la croissance.

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Fiche en cours de vérification. Ces valeurs ne concordent pas encore entre nos sources : température, pH, dureté (GH), groupe minimal, sources de la valeur « température », sources de la valeur « pH », sources de la valeur « dureté (GH) », sources de la valeur « groupe minimal ». Vérifiez-les auprès d’un professionnel avant de vous y fier.

Aquarelle : Goshiki (Cyprinus rubrofuscus) dans une eau turquoise lumineuse, avec une vue de trois quarts et un détail dans une bulle.
Sommaire13 parties
  1. À retenir
  2. Carte d’identité
  3. Ce qui la distingue
  4. Valeurs en aquarium
  5. Une sélection japonaise centrée sur la couleur
  6. Reconnaître une goshiki et observer sa vigueur
  7. Les mêmes besoins de bassin que les autres koï
  8. Des descendants dont les motifs restent variables
  9. Bien-être
  10. Confusions et idées reçues
  11. Mini-quiz
  12. Questions fréquentes
  13. Sources

Carte d’identité

Rien à signaler

La goshiki porte généralement des plages rouges sur un fond blanc à gris bleuté, avec un réseau sombre qui souligne les écailles et peut donner une impression de fond presque noir.

Espèce
Carpe koï
Nom scientifique
Cyprinus rubrofuscus
Sélection portant sur
Couleur
Nom du commerce
Goshiki
Autres noms
koï goshiki

D’où vient la sélection

La goshiki appartient aux sélections japonaises de koï, généralement décrites comme issues notamment de lignées asagi et kohaku. L’origine de sélection est mal documentée pour la chronologie précise et la contribution des autres lignées.

Ce qui la distingue

Goshiki comparé à la forme de référence de l’espèce
TraitCette variétéForme de référence
CouleurPlages rouges associées à un fond blanc, gris ou bleuté, parfois très sombre.La carpe non sélectionnée présente généralement une coloration brunâtre à olivâtre, sans grandes plages rouges sélectionnées.
MotifRéseau sombre visible autour ou sur une partie des écailles, d’intensité variable.Les écailles d’une carpe non sélectionnée peuvent être bordées plus sombrement, sans l’association caractéristique recherchée chez la goshiki.
CorpsSilhouette de koï ordinaire ; le nom goshiki ne désigne pas une déformation du corps.Corps allongé et robuste de carpe, avec une bouche capable de fouiller le fond.
NageoiresLe nom goshiki ne suppose pas de nageoires allongées ; leur coloration varie selon le sujet.Nageoires de proportions ordinaires chez la carpe non sélectionnée.

Valeurs en aquarium

Les besoins d’une variété sont ceux de son espèce, ajustés quand la forme l’exige (nageoires longues, corps court, yeux fragiles). Fourchettes indicatives, sourcées dessous.

  • Température10 à 25 °C

    Plage provisoire de maintien actif des koï, fondée sur un repère peu documenté ; elle ne décrit pas toute la tolérance saisonnière d’un poisson acclimaté en bassin.

  • pH6,5 à 8,5

    Plage provisoire pour les koï : ce repère reste peu documenté et les références ne fournissent pas de plage distincte pour la goshiki.

  • Dureté totale (GH)5 à 20 °dGH

    Le GH mesure la dureté totale de l’eau. Cette plage reste un repère peu documenté.

  • Taille adulte60 à 90 cm

    Ordre de grandeur pour une koï adulte, queue comprise, et non longueur standard FishBase ; la croissance dépend de la lignée et du maintien.

  • Volume conseillé10 000 L ou plus

    Repère prudent de bassin pour le groupe proposé ; ce volume dépasse les minima d’Aquaportail et le plancher général de volume de rspca-env et le volume ne remplace pas une filtration adaptée.

  • Longueur de bac360 cm ou plus

    Repère de dimensionnement calculé à quatre fois la borne haute de taille adulte, et non seuil recommandé par la RSPCA ; aucune fiche du catalogue n’établit ce seuil propre à la goshiki.

  • Groupe6 individus ou plus

    Effectif proposé pour une vie en groupe, et non minimum biologique établi ; le seuil de six koï n’est pas recoupé par deux sources indépendantes ; rspca-company ne fournit pas de minimum pour les koï ; les recommandations doivent être recherchées au niveau de l’espèce, sans exiger un minimum propre à la goshiki.

  • Longévité en aquarium20 à 40 ans

    Ordre de grandeur pour les koï, principalement appuyé par Aquaportail ; les durées exceptionnelles ne constituent pas une attente de maintien.

Une sélection japonaise centrée sur la couleur

La goshiki appartient aux koï, les carpes ornementales sélectionnées au Japon pour leurs couleurs et leurs motifs. Son nom est traditionnellement associé à cinq couleurs, mais un poisson ne les montre pas forcément comme des aplats séparés. Le blanc, le rouge et les teintes sombres se combinent avec un fond pouvant paraître gris ou bleu. L’impression visuelle dépend notamment de la manière dont les écailles portent la pigmentation sombre.

Les descriptions de son origine citent généralement des lignées asagi et kohaku. Elles relient ainsi un fond réticulé à des plages rouges, mais ne permettent pas d’attribuer toutes les goshiki actuelles à un croisement unique. Les mentions de sanke ou d’autres lignées doivent rester des indications de filiation possibles, plutôt qu’une recette universelle. Sans documentation d’élevage, une étiquette commerciale ne permet d’identifier ni les parents ni la date d’apparition de la lignée.

Reconnaître une goshiki et observer sa vigueur

Regardez d’abord le dos et les flancs : les plages rouges contrastent avec un fond dont les écailles dessinent souvent un réseau sombre. Ce fond peut rester relativement clair ou devenir très foncé, jusqu’à faire ressortir fortement le rouge. Une kohaku présente aussi du rouge sur du blanc, mais sans le fond réticulé caractéristique recherché chez la goshiki. L’intensité du réseau compte davantage pour cette distinction que le nombre de couleurs que vous parvenez à nommer.

Chez un jeune sujet, le motif visible ne prédit pas entièrement l’aspect adulte. Observez aussi le poisson en mouvement, et pas seulement depuis le dessus lorsqu’il vient manger. Une goshiki vigoureuse se déplace sans effort apparent, tient son équilibre et utilise ses nageoires pour changer de direction. Le nom de la variété ne demande ni yeux saillants, ni corps raccourci, ni nageoires excessivement longues. Si un sujet présente une particularité qui gêne ses mouvements, cette gêne mérite une évaluation indépendante de sa coloration.

Les mêmes besoins de bassin que les autres koï

La sélection goshiki ne réduit ni la croissance ni les besoins d’espace de la carpe koï. Le bassin doit être préparé pour le poisson adulte, avec des zones où il peut circuler et faire demi-tour sans contourner continuellement les autres carpes. La filtration doit correspondre à la population réellement maintenue. Une eau qui permet de bien voir les motifs peut néanmoins manquer d’oxygène, notamment lorsque la température monte.

La goshiki fouille, aspire et recrache comme les autres koï : sa coloration ne lui donne pas un régime différent. Elle peut déplacer des matériaux légers et déranger les plantations accessibles. Prévoyez des bordures et des décors sans surfaces coupantes, puis protégez les plantes que vous souhaitez conserver. Sa bouche peut aussi capturer de petits animaux ; une cohabitation avec des poissons minuscules ou de petites crevettes ne se juge donc pas uniquement sur son tempérament.

Le motif sombre peut varier avec la croissance et les conditions de maintien, mais chercher à modifier rapidement l’eau pour obtenir une couleur particulière expose le poisson à des changements inutiles. Suivez plutôt son comportement, son appétit et sa respiration. Pour cette variété, une modification de couleur isolée ne constitue pas un diagnostic ; si elle accompagne un changement de comportement, demandez un avis professionnel.

Des descendants dont les motifs restent variables

La goshiki se reproduit comme les autres koï, par ponte d’œufs fécondés dans l’eau. Son motif est un caractère de sélection dont la transmission ne garantit pas des descendants tous semblables aux parents. Une ponte issue de goshiki peut produire des jeunes avec des répartitions de rouge, des fonds et des réseaux d’écailles différents. Le travail d’élevage comprend donc l’observation des descendants au fil de leur croissance.

Un jeune moins coloré ne constitue pas automatiquement un retour à la forme sauvage : il peut simplement exprimer une autre combinaison des caractères hérités. La provenance et le suivi de la lignée renseignent davantage que son apparence à un instant donné. Avant d’encourager une reproduction, prévoyez la place nécessaire aux jeunes et des solutions de maintien adaptées ; aucune koï, goshiki comprise, ne doit être relâchée dans un cours d’eau ou un plan d’eau naturel.

Bien-être : ce qu’il faut savoir

Rien à signaler

  • Pour une goshiki, gardez des passages dégagés et évitez les pierres coupantes contre lesquelles cette grande carpe pourrait se frotter.
  • En période chaude, surveillez particulièrement l’oxygénation du bassin : une grande koï dépend d’un apport d’oxygène suffisant.
  • Choisissez des compagnons de bassin compatibles avec sa taille ; les petits animaux peuvent être avalés lorsqu’elle fouille ou cherche sa nourriture.
  • Une nage difficile, des lésions ou une respiration inhabituelle justifient l’avis d’un vétérinaire formé aux poissons ou d’un professionnel aquariophile.

Les autres variétés : carpes koï

Comparer toutes les variétés en un tableau

Confusions et idées reçues

  • On entendUne goshiki doit montrer cinq couleurs bien séparées.

    En réalitéLe nom renvoie traditionnellement à cinq couleurs, mais celles-ci ne forment pas nécessairement des zones distinctes. Le fond réticulé et les plages rouges donnent un repère visuel plus utile que le comptage des couleurs.

  • On entendUne jeune goshiki claire restera claire.

    En réalitéLe réseau sombre peut devenir plus visible avec la croissance. La lignée et les conditions de maintien influencent aussi l’apparence, sans permettre de prédire précisément la coloration adulte.

  • On entendLa carpe d’Amour et la koï sont le même poisson.

    En réalitéLe nom « carpe amour » désigne couramment la carpe herbivore, Ctenopharyngodon idella. Pour cette fiche, la goshiki est une koï rattachée à Cyprinus rubrofuscus ; vérifiez le nom scientifique lorsque l’étiquette emploie seulement un nom commun.

Mini-quiz

Choisissez une réponse ou ouvrez la correction.

  1. Question 1 sur 3

    Quel détail aide à reconnaître une goshiki ?

    Voir la réponse

    Réponse : Des plages rouges sur un fond réticulé. La goshiki associe généralement des plages rouges à un fond gris ou bleuté dont les écailles dessinent un réseau sombre.

  2. Question 2 sur 3

    Quel lieu convient à une goshiki devenue grande ?

    Voir la réponse

    Réponse : Un bassin dimensionné pour des koï adultes. La goshiki conserve la taille et les besoins d’une koï. Son logement doit permettre à une grande carpe de nager et de faire demi-tour librement.

  3. Question 3 sur 3

    Que peut-il arriver aux couleurs d’une jeune goshiki ?

    Voir la réponse

    Réponse : Le fond sombre peut devenir plus visible. L’aspect du fond peut évoluer avec la croissance. Une photographie du jeune poisson ne permet donc pas de connaître exactement sa coloration adulte.

Questions fréquentes

Peut-on garder une goshiki en aquarium ?

Un aquarium domestique courant ne convient pas à une goshiki adulte, qui devient une grande carpe. Un bassin extérieur correctement dimensionné permet plus facilement de lui offrir de l’espace et une eau suffisamment oxygénée. Un aquarium temporaire pour un jeune sujet ne doit pas remplacer la préparation de son logement adulte.

Deux goshiki donnent-elles uniquement des petites goshiki ?

Leurs descendants peuvent présenter des couleurs et des motifs différents. Les éleveurs sélectionnent les jeunes dont l’aspect correspond à la variété recherchée, puis suivent l’évolution de leur coloration. Le nom des parents ne garantit pas l’apparence de chaque descendant.

Une goshiki sombre est-elle malade ?

Un fond qui s’assombrit peut faire partie de l’évolution normale de cette variété. La couleur seule ne permet pas de juger la santé du poisson. Si ce changement accompagne une difficulté à nager, une respiration inhabituelle ou une perte d’appétit, contactez un vétérinaire formé aux poissons ou un professionnel aquariophile.

Pour aller plus loin

Sources

  1. FishBase, Cyprinus rubrofuscus fishbase.se
  2. Aquaportail, encyclopédie aquariophile aquaportail.com
  3. RSPCA, Fish environment (installer l’aquarium) rspca.org.uk
  4. RSPCA, Fish company (faire cohabiter les poissons) rspca.org.uk

Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .

Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.