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Variété d’élevage · carpe de l’Amour, forme domestique koï

Kujaku : reconnaître cette koï métallique et réticulée

La kujaku est une variété de koï, Cyprinus rubrofuscus, reconnaissable à son fond métallique clair, à ses écailles dessinées de sombre et à ses plaques rouges ou orange. Sa sélection concerne surtout le motif et l’éclat de la peau, sans modification recherchée de la silhouette. Elle demande les mêmes installations de bassin qu’une autre koï de gabarit comparable ; sa couleur ne permet pas de la maintenir dans un petit aquarium.

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  • 5 min de lecture
  • 4 sources
  • Valeurs en cours de vérification

Fiche en cours de vérification. Ces valeurs ne concordent pas encore entre nos sources : taille adulte, volume conseillé, groupe minimal. Vérifiez-les auprès d’un professionnel avant de vous y fier.

Aquarelle : Kujaku (Cyprinus rubrofuscus) dans une eau turquoise lumineuse, avec une vue de trois quarts et un détail dans une bulle.
Sommaire13 parties
  1. À retenir
  2. Carte d’identité
  3. Ce qui la distingue
  4. Valeurs en aquarium
  5. Une sélection japonaise de motif et d’éclat
  6. Reconnaître une kujaku et observer sa nage
  7. La maintenance reste celle d’une grande koï
  8. Des descendants aux dessins variables
  9. Bien-être
  10. Confusions et idées reçues
  11. Mini-quiz
  12. Questions fréquentes
  13. Sources

Carte d’identité

Rien à signaler

La kujaku associe un fond métallique blanc à argenté, une réticulation sombre des écailles et des plaques rouges ou orange réparties sur le corps.

Espèce
Carpe koï
Nom scientifique
Cyprinus rubrofuscus
Sélection portant sur
Motif
Nom du commerce
Kujaku
Autres noms
Kujaku Ogon, koï kujaku

D’où vient la sélection

La kujaku appartient aux sélections japonaises de koïs et associe des caractères métalliques, un dessin réticulé de type matsuba et des plaques rappelant celles de la kohaku. L’origine de sélection est mal documentée dans les sources retenues concernant la date précise, l’obtenteur et l’enchaînement des croisements.

Ce qui la distingue

Kujaku comparé à la forme de référence de l’espèce
TraitCette variétéForme de référence
Couleur de fondFond blanc à argenté avec un éclat métallique visible sur la peau et les écailles.La forme sauvage présente une coloration brunâtre à verdâtre, sans ce fond métallique sélectionné.
Dessin des écaillesDes zones sombres sur les écailles produisent un dessin réticulé sur le corps.La forme sauvage ne présente pas l’association sélectionnée de ce dessin, du fond métallique et des plaques rouges.
Plaques coloréesPlaques rouges ou orange dont la répartition et le contraste varient selon l’individu.La forme sauvage ne porte pas ces grandes plaques rouges ou orange sélectionnées.
Corps et nageoiresSilhouette allongée de koï à nageoires ordinaires ; le nom kujaku ne désigne pas une forme à longues nageoires.La carpe présente un corps allongé, des nageoires fonctionnelles et des barbillons autour de la bouche.

Valeurs en aquarium

Les besoins d’une variété sont ceux de son espèce, ajustés quand la forme l’exige (nageoires longues, corps court, yeux fragiles). Fourchettes indicatives, sourcées dessous.

  • Température4 à 28 °C

    La plage de 4 à 28 °C traduit des conditions saisonnières de bassin, avec acclimatation progressive ; l’activité diminue au froid et les besoins en oxygène augmentent au chaud.

  • pH6,5 à 8,5

    Un pH de 6,5 à 8,5 constitue un repère indicatif pour les koïs ; les limites publiées varient et une eau stable compte davantage que la recherche d’une extrémité de plage.

  • Dureté totale (GH)4 à 20 °dGH

    La dureté totale, ou GH, mesure notamment les sels de calcium et de magnésium ; la plage de 4 à 20 °dGH concerne les koïs en général et varie selon les fiches.

  • Taille adulte60 à 100 cm

    Les 60 à 100 cm désignent ici la longueur totale, nageoire caudale comprise ; cette fourchette est plausible, mais seule Aquaportail la soutient parmi les sources citées ; le recoupement requis reste à établir, la fiche FishBase de l’espèce ne la confirmant pas.

  • Volume conseillé12 000 L ou plus

    Les 12 000 L constituent un repère prudent pour le peuplement envisagé, et non un minimum recoupé par deux sources ; les besoins réels augmentent avec le gabarit, tandis que les sources font varier le volume selon la filtration et la configuration. La règle RSPCA citée pour les poissons tropicaux ne valide pas ce volume pour les koïs.

  • Longueur de bac400 cm ou plus

    Une longueur libre de 400 cm correspond ici à une installation de bassin ; la largeur, les obstacles et l’espace de demi-tour restent déterminants pour de grandes koïs.

  • Groupe6 individus ou plus

    Six koïs constituent ici un exemple de peuplement ; cette valeur ne doit pas être présentée dans le champ groupeMin comme un minimum vérifié ; la recommandation RSPCA citée concerne des poissons tropicaux grégaires et ne confirme pas ce seuil pour les carpes koïs.

  • Longévité en aquarium20 à 40 ans

    La plage de 20 à 40 ans est un ordre de grandeur pour des koïs durablement entretenues ; les sources distinguent mal espérance habituelle et âges exceptionnels.

Une sélection japonaise de motif et d’éclat

La kujaku appartient aux koïs, formes domestiques sélectionnées de Cyprinus rubrofuscus. Son nom désigne une association de caractères visuels : un fond métallique, un dessin sombre sur les écailles et des plaques rouges ou orange. Dans le commerce, vous pouvez aussi rencontrer l’appellation kujaku ogon. Elle ne signifie pas que le poisson est unicolore, contrairement aux ogon au sens courant.

Cette variété s’inscrit dans l’histoire japonaise de la sélection des koïs. Son apparence rapproche les caractères métalliques, la réticulation des matsuba et les plaques de couleur des kohaku. Cette parenté visuelle ne suffit toutefois pas à reconstituer un croisement fondateur précis. Les sources retenues ne permettent pas d’attribuer avec assurance une date, un obtenteur ou une succession de reproducteurs.

La sélection de la kujaku porte surtout sur le motif, plutôt que sur un raccourcissement du corps ou une modification des yeux. Le nom ne désigne donc aucune difficulté anatomique particulière. Chaque individu conserve néanmoins les besoins d’une grande carpe, même lorsqu’il est vendu jeune avec un dessin encore discret.

Reconnaître une kujaku et observer sa nage

Observez d’abord le reflet métallique sur les parties claires, puis le dessin des écailles. Les zones sombres forment une réticulation, c’est-à-dire un motif en réseau qui suit leur disposition. Les plaques rouges ou orange complètent cet ensemble. Leur forme et leur étendue diffèrent d’un poisson à l’autre ; une répartition précise des taches ne définit pas à elle seule la variété.

Une kohaku présente également des plaques rouges sur fond blanc, sans l’association métallique et réticulée de la kujaku. Une hariwake peut montrer un fond métallique et des plaques colorées, mais pas la réticulation sombre caractéristique. Comparez ces éléments sous un éclairage semblable : les reflets de surface peuvent masquer les détails sur une photographie.

Avant de choisir un sujet, regardez-le se déplacer et changer de direction. Une kujaku à nageoires ordinaires doit pouvoir utiliser son corps et ses nageoires sans gêne apparente. Vérifiez également qu’elle rejoint la nourriture sans difficulté. Ces observations ne remplacent pas un examen professionnel si le poisson présente une respiration inhabituelle ou une nage durablement perturbée.

La maintenance reste celle d’une grande koï

Le motif kujaku ne réduit ni la croissance ni les besoins d’espace de la koï. Les valeurs de cette fiche concernent un bassin ou une installation équivalente, pas un aquarium domestique ordinaire. Pour dimensionner l’espace, considérez le poisson adulte et les autres carpes présentes. Une zone dégagée lui permet de nager et de tourner sans heurter le décor.

La coloration métallique ne justifie pas une eau différente de celle des autres koïs. La kujaku peut partager leur bassin lorsque le gabarit des poissons et la capacité de l’installation le permettent. Les animaux très petits peuvent toutefois être avalés. Évitez aussi les compagnons qui mordillent les nageoires ou gênent régulièrement l’accès à la nourriture.

Dans un bassin extérieur, l’activité de la kujaku suit les variations saisonnières de température. Le froid ralentit son activité, tandis que la chaleur augmente les contraintes d’oxygénation. Son éclat ne permet pas d’évaluer ces conditions : observez plutôt sa respiration et ses déplacements. Un changement persistant de comportement demande un avis professionnel, sans déduire une maladie de sa seule couleur.

Des descendants aux dessins variables

La kujaku se reproduit comme les autres koïs : la femelle libère des œufs que les mâles fécondent dans l’eau. Le nom de variété ne constitue pas une espèce distincte et n’empêche pas les croisements avec d’autres variétés de koïs. Les œufs et les jeunes peuvent être consommés par les adultes lorsqu’ils restent accessibles dans le bassin.

Des parents kujaku ne garantissent pas une descendance uniformément kujaku. Les jeunes peuvent différer par l’étendue des plaques, le contraste de la réticulation et l’expression du reflet métallique. La continuité d’une lignée repose sur des choix répétés de reproducteurs présentant les caractères recherchés. Le dessin observé chez un jeune peut encore évoluer avec sa croissance.

Un descendant moins coloré ne constitue pas automatiquement un retour à la forme sauvage. Il reste issu de carpes domestiques et peut transmettre des caractères peu visibles chez lui. Si vous ne souhaitez pas augmenter votre population, anticipez le devenir des jeunes avec un professionnel. Aucune koï, quelle que soit sa couleur, ne doit être relâchée dans la nature.

Bien-être : ce qu’il faut savoir

Rien à signaler

  • Gardez des trajets de nage dégagés et écartez les arêtes contre lesquelles une grande koï pourrait se frotter en tournant.
  • Choisissez des compagnons adaptés au bassin et à son eau ; une kujaku peut avaler des animaux suffisamment petits pour entrer dans sa bouche.
  • Pendant les périodes chaudes, surveillez particulièrement l’oxygénation, car les grandes koïs consomment beaucoup d’oxygène.
  • Si vous observez une difficulté persistante à nager, à respirer ou à s’alimenter, demandez l’avis d’un vétérinaire formé aux poissons ou d’un aquariophile professionnel.

Les autres variétés : carpes koï

Comparer toutes les variétés en un tableau

Confusions et idées reçues

  • On entendUne kujaku, c’est une kohaku qui brille.

    En réalitéLa kujaku possède aussi une réticulation sombre sur les écailles. Une koï métallique à plaques rouges, dépourvue de cette réticulation, peut appartenir à une autre variété, notamment hariwake selon sa coloration.

  • On entendKujaku Ogon veut dire qu’elle doit être d’une seule couleur.

    En réalitéLe nom kujaku ogon se rencontre dans le commerce, mais la kujaku porte des plaques colorées et un dessin réticulé. Les ogon au sens courant sont des koïs métalliques unicolores.

  • On entendUne petite kujaku restera petite dans un aquarium.

    En réalitéLa kujaku conserve le potentiel de croissance d’une koï. Un espace insuffisant ne constitue pas une méthode de maintien de sa taille et peut compromettre son bien-être.

Mini-quiz

Choisissez une réponse ou ouvrez la correction.

  1. Question 1 sur 3

    Quel ensemble permet de reconnaître une kujaku ?

    Voir la réponse

    Réponse : Un fond métallique, des écailles sombres et des plaques rouges. La kujaku associe un fond métallique clair, une réticulation sombre des écailles et des plaques rouges ou orange. La réticulation ressemble à un dessin en réseau.

  2. Question 2 sur 3

    Quelle installation faut-il prévoir pour une kujaku adulte ?

    Voir la réponse

    Réponse : Un bassin adapté aux grandes koïs. La kujaku devient une grande carpe d’eau douce. Son installation doit permettre la nage et assurer une filtration adaptée à des koïs adultes.

  3. Question 3 sur 3

    Que regarder en plus des couleurs avant de choisir une kujaku ?

    Voir la réponse

    Réponse : Sa nage et son accès à la nourriture. Une nage sans difficulté apparente et un accès normal à la nourriture sont des repères utiles. Une respiration inhabituelle ou une difficulté à nager justifie l’avis d’un professionnel.

Questions fréquentes

Une kujaku peut-elle vivre en aquarium ?

Un aquarium domestique ordinaire ne convient pas au gabarit adulte d’une kujaku. Prévoyez un bassin ou une installation de capacité comparable conçue pour de grandes carpes. Les valeurs de cette fiche concernent cette installation durable, pas un aquarium de présentation pour jeunes poissons.

Les couleurs d’une kujaku changent-elles en grandissant ?

Le contraste des plaques, l’éclat métallique et la réticulation peuvent évoluer avec la croissance. La lignée, l’état du poisson et les conditions d’observation influencent aussi leur apparence. Une photographie de jeune kujaku ne garantit donc pas son dessin adulte.

Deux kujaku donnent-elles uniquement des bébés kujaku ?

Leurs descendants peuvent présenter des combinaisons différentes de plaques, de réticulation et d’éclat métallique. L’élevage d’une lignée repose sur la sélection de reproducteurs et de descendants présentant les caractères recherchés. Un jeune moins typé demeure une koï domestique, sans devenir automatiquement une carpe sauvage.

Pour aller plus loin

Sources

  1. FishBase, Cyprinus rubrofuscus fishbase.se
  2. Aquaportail, encyclopédie aquariophile aquaportail.com
  3. RSPCA, Fish environment (installer l’aquarium) rspca.org.uk
  4. RSPCA, Fish company (faire cohabiter les poissons) rspca.org.uk

Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .

Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.