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Variété d’élevage · carpe koï
Showa Sanshoku : reconnaître cette carpe koï tricolore
La showa sanshoku est une variété de carpe koï dont le motif associe du noir, du rouge et du blanc, avec du noir habituellement présent sur la tête. Les showa modernes peuvent présenter beaucoup de blanc : une dominante noire visible sur tout le corps n’est donc pas obligatoire. Cette sélection de motif ne réduit ni la taille adulte ni les besoins de nage de la carpe koï. Le nom « carpe d’Amour » est ambigu et doit être précisé : Cyprinus rubrofuscus est aussi appelé carpe de l’Amour, tandis que la carpe amour blanc est Ctenopharyngodon idella, une autre espèce.
Fiche en cours de vérification. Ces valeurs ne concordent pas encore entre nos sources : dureté (GH), groupe minimal, sources de la valeur « dureté (GH) ». Vérifiez-les auprès d’un professionnel avant de vous y fier.

Sommaire
- À retenir
- Carte d’identité
- Ce qui la distingue
- Valeurs en aquarium
- Une sélection japonaise du motif tricolore
- Reconnaître une showa et observer sa nage
- Les mĂŞmes besoins de bassin que les autres koĂŻ
- Des descendants aux motifs variables
- Bien-ĂŞtre
- Confusions et idées reçues
- Mini-quiz
- Questions fréquentes
- Sources
Sommaire13 parties
- À retenir
- Carte d’identité
- Ce qui la distingue
- Valeurs en aquarium
- Une sélection japonaise du motif tricolore
- Reconnaître une showa et observer sa nage
- Les mĂŞmes besoins de bassin que les autres koĂŻ
- Des descendants aux motifs variables
- Bien-ĂŞtre
- Confusions et idées reçues
- Mini-quiz
- Questions fréquentes
- Sources
Carte d’identité
La showa associe des motifs rouges et blancs à un noir souvent présent sur la tête et descendant sur les flancs, avec une proportion de chaque couleur variable selon la lignée.
- Espèce
- Carpe koĂŻ
- Nom scientifique
- Cyprinus rubrofuscus
- Sélection portant sur
- Motif
- Nom du commerce
- Showa
- Autres noms
- Showa Sanshoku, koĂŻ showa
D’où vient la sélection
La sélection de la showa est généralement située au Japon dans les années 1920, pendant l’ère Shōwa. Son histoire s’inscrit dans l’élevage japonais des koï, mais une attribution précise au Niigata ou à un sélectionneur ne peut pas être confirmée avec les références du catalogue.
Ce qui la distingue
| Trait | Cette variété | Forme de référence |
|---|---|---|
| Couleur | Association de noir, de rouge et de blanc, avec des surfaces très variables selon le sujet. | Coloration généralement brunâtre à olivâtre chez les carpes non sélectionnées pour l’ornement. |
| Motif de la tête | Présence habituelle de noir sur la tête, mêlé ou adjacent aux autres couleurs. | Absence de dessin tricolore sélectionné chez la forme sauvage. |
| Corps | Silhouette de carpe koï ordinaire ; le nom showa ne demande aucune déformation particulière. | Corps allongé et robuste de carpe, avec une bouche munie de barbillons. |
| Nageoires | Nageoires de longueur ordinaire, parfois marquées de noir ; des formes à longues nageoires existent séparément. | Nageoires de longueur ordinaire chez les carpes non sélectionnées. |
Valeurs en aquarium
Les besoins d’une variété sont ceux de son espèce, ajustés quand la forme l’exige (nageoires longues, corps court, yeux fragiles). Fourchettes indicatives, sourcées dessous.
- Température10 à 24 °C
Repère de maintenance active des koï, et non limites de survie ; en bassin, le comportement et l’alimentation changent avec la saison.
- pH6,5Â Ă 8,5
Les fiches de koï donnent des plages variables ; une eau stable convient mieux qu’une correction répétée pour atteindre une valeur précise.
- Dureté totale (GH)8 à 20 °dGH
Le GH mesure la dureté totale de l’eau ; la plage de 8 à 20 °dGH reste un repère peu documenté.
- Taille adulte60Â Ă 90Â cm
Longueur totale indicative, nageoire caudale comprise ; elle ne doit pas être confondue avec une longueur standard publiée dans FishBase.
- Volume conseillé12 000 L ou plus
Repère prudent pour un groupe de carpes adultes ; les sources ne fournissent pas un seuil unique propre à la showa et la filtration reste déterminante.
- Longueur de bac360Â cm ou plus
Repère d’espace de nage correspondant à quatre fois la taille adulte maximale indiquée, et non dimension suffisante à elle seule ; largeur, profondeur et volume doivent aussi convenir.
- Groupe6Â individus ou plus
Groupe proposé de six koï, et non minimum numérique validé ; la recommandation RSPCA de six poissons tropicaux de banc ne permet pas de recouper ce seuil pour les koï.
- Longévité en aquarium20 à 40 ans
Ordre de grandeur pour les koï entretenues durablement ; les records exceptionnels ne décrivent pas la durée de vie habituelle.
Une sélection japonaise du motif tricolore
La showa sanshoku appartient aux variétés japonaises de carpes koï sélectionnées pour leur dessin. Son nom renvoie à l’ère Shōwa et à son association de couleurs. Les historiques aquariophiles situent son développement dans les années 1920. L’élevage des koï est fortement lié au Niigata, mais cette histoire générale ne suffit pas à attribuer avec certitude la naissance de chaque variété à une localité ou à un éleveur.
La sélection a porté sur la répartition du noir, du rouge et du blanc, puis sur la netteté et l’équilibre visuel de ces surfaces. Les showa anciennes sont souvent décrites comme plus sombres que certaines lignées modernes, où le blanc occupe davantage de place. Cette évolution explique pourquoi deux poissons vendus sous le même nom peuvent sembler très différents sans relever de variétés distinctes.
Reconnaître une showa et observer sa nage
Le noir sur la tête constitue un repère utile, surtout pour comparer une showa avec une sanke. Sur le corps, les marques noires peuvent descendre sur les flancs et donner l’impression d’envelopper le poisson. Le rouge forme des plages dont la surface varie, tandis que le blanc sépare ou borde les autres couleurs. Un dessin encore peu développé chez un jeune sujet rend parfois l’identification moins assurée.
Observez aussi le poisson de côté, pas seulement depuis le dessus du bassin. Une showa vigoureuse avance sans basculer, utilise ses nageoires de manière coordonnée et garde une silhouette régulière. Une bouche déformée peut gêner la prise de nourriture ; une courbure marquée du corps peut limiter la nage. Ces défauts ne font pas partie du motif showa et justifient de demander l’avis d’un professionnel.
Les mĂŞmes besoins de bassin que les autres koĂŻ
Le motif showa ne modifie pas les besoins d’espace de la carpe koï. Un petit sujet vendu en magasin reste un poisson destiné à grandir, à fouiller et à nager avec ses congénères. Le bassin doit offrir des trajets dégagés et une filtration adaptée à des carpes adultes. Les valeurs indiquées dans cette fiche sont des repères de bassin, malgré les noms de champs prévus pour l’aquarium.
La showa recherche sa nourriture avec une bouche orientable et des barbillons ; un fond couvert d’éléments coupants présente donc un risque lors de ses explorations. Ses fouilles peuvent aussi déraciner les plantes accessibles. Protégez les plantations dans des zones séparées si vous souhaitez les conserver. Les périodes chaudes demandent une attention particulière à l’oxygénation, tandis que le refroidissement saisonnier réduit l’activité et modifie les besoins alimentaires.
Des descendants aux motifs variables
La showa se reproduit comme les autres carpes koï : la femelle libère des œufs que les mâles fécondent dans l’eau. Les œufs adhèrent aux supports de ponte, et les adultes peuvent les consommer. La couleur des parents ne permet pas de prévoir précisément celle de chaque jeune. Une reproduction demande donc de prévoir l’accueil des descendants avant de conserver une ponte.
Le motif tricolore résulte d’une sélection sur plusieurs caractères, dont la transmission ne produit pas une copie du dessin parental. Une même descendance peut présenter des surfaces noires, rouges ou blanches très différentes. Les éleveurs poursuivent la lignée en choisissant certains sujets pour la reproduction. Des jeunes moins colorés ne constituent pas automatiquement un retour à la forme sauvage, et aucun descendant ne doit être relâché dans un milieu naturel.
Bien-être : ce qu’il faut savoir
Rien Ă signaler
- C
- h
- o
- i
- s
Les autres variétés : carpes koï
Confusions et idées reçues
On entendUne showa doit être presque entièrement noire.
En réalitéLe noir appartient au motif de la showa, mais sa surface visible varie beaucoup. Certaines lignées modernes laissent une place importante au blanc.
On entendShowa et sanke, c’est le même poisson tricolore.
En réalitéCes variétés de koï possèdent les mêmes couleurs, organisées différemment. La showa porte habituellement du noir sur la tête et des marques noires qui peuvent envelopper les flancs ; la sanke présente plutôt des taches noires sur un fond blanc marqué de rouge.
On entendLa showa est une carpe amour blanc.
En réalitéLa showa est une carpe koï, rattachée ici à Cyprinus rubrofuscus. La carpe amour blanc, Ctenopharyngodon idella, est une autre espèce, notamment connue pour son alimentation végétale.
Mini-quiz
Question 1 sur 3
Qu’est-ce qui distingue surtout une showa des autres carpes koï ?
Voir la réponse
Réponse : La répartition de ses couleurs. Le nom showa désigne un motif noir, rouge et blanc. Il ne désigne pas une réduction de taille ni une forme de nageoires.
Question 2 sur 3
Quel emplacement du noir aide à reconnaître une showa ?
Voir la réponse
Réponse : La tête. Le noir présent sur la tête est un repère utile pour distinguer la showa de la sanke. Chez un jeune poisson, certaines marques peuvent encore se développer.
Question 3 sur 3
Quel lieu convient à une showa lorsqu’elle devient adulte ?
Voir la réponse
Réponse : Un bassin aménagé pour des carpes. Une showa conserve les besoins d’espace et de filtration des carpes koï. Sa couleur ne permet pas de la maintenir dans un petit aquarium.
Questions fréquentes
Ma jeune showa peut-elle changer de couleur ?
Les zones noires peuvent se renforcer, se déplacer visuellement avec la croissance ou devenir moins nettes. Le rouge et le blanc peuvent également évoluer selon la lignée, l’âge et les conditions de maintenance. Une photographie de jeune poisson ne garantit donc pas son dessin adulte.
Peut-on garder une showa dans un aquarium ?
Un aquarium domestique courant ne convient pas à sa maintenance adulte. La showa grandit comme les autres carpes koï et produit une quantité de déchets qui demande une filtration adaptée. Un bassin doit lui permettre de nager avec ses congénères et de traverser les variations saisonnières sans refroidissement ni réchauffement brutal.
Deux showa donnent-elles uniquement des petits showa ?
Une ponte peut produire des jeunes aux répartitions de couleurs très différentes. Les éleveurs sélectionnent les descendants dont le motif se rapproche de la variété recherchée. Un jeune moins marqué ne devient pas pour autant une carpe sauvage.
Sources
- FishBase, Cyprinus rubrofuscus fishbase.se
- Aquaportail, encyclopédie aquariophile aquaportail.com
- RSPCA, Fish environment (installer l’aquarium) rspca.org.uk
- RSPCA, Fish company (faire cohabiter les poissons) rspca.org.uk
Rédaction d’Aquanoo. Faits relus le , prochaine revue prévue en .
Chaque valeur chiffrée a été comparée aux sources citées par une seconde relecture. Ces pages synthétisent des sources publiques sans en reprendre le texte ; pour la santé d’un poisson, adressez-vous à un vétérinaire formé aux poissons.